Le rugby et la France, un lien incontestable

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Parler du rugby, c’est parler de la France aussi, sans doute ! Mais n’imaginez pas son origine en terrain français…

L’histoire du rugby hésite entre le geste fou d’un lycéen et un lien de parenté avec la « soule » ou le « cad ». Selon quelques-uns, l’histoire commence par une anecdote en 1823. Selon la légende au cours d’une partie de football, William Webb Ellis, élève du collège de la ville de Rugby en Angleterre se serait saisi du ballon à pleines mains pour le porter derrière la ligne de but adverse, au mépris des règles. Le directeur du collège aurait ensuite favorisé la pratique de ce football dans son école. Selon quelques irlandais WWE s’était inspiré du « cad », un sport qu’il avait pratiqué en compagnie de ses cousins.

D’autres, au contraire, jurent que ce sport est un descendant direct de la « soule », un jeu ancestral très pratiqué au Moyen Âge pendant lequel chaque village défendait sa réputation.

Au milieu du XIXè  siècle, le rugby n’est qu’une forme particulière de football, dont les règles varient d’un établissement à l’autre. Il se différencie par la possibilité de porter le ballon, qui n’est pas encore ovale, et par la capacité de stopper l’adversaire par un coup de pied ou un croc en jambe.

Le rugby devient un sport national en Grande-Bretagne avant d’arriver en France où le premier club de rugby à XV est créé au Havre en 1872. Mais c’est en 1906 qu’a lieu le premier match international d’une équipe de France. A partir de ce moment-là, le souvenir français est plein de faits et de gestes historiques. Il y a plus de 40 ans que  l’équipe de France se maintient à un très haut niveau sur la scène internationale. Elle pratique un jeu offensif qui est très apprécié par les amateurs de rugby à XV, en France et à l’étranger où on l’appelle le Beau jeu. Mais depuis le 15 mars 2008, elle occupe le septième rang au classement des équipes nationales de rugby et on attend fébrilement la Coupe du monde.

Les Bleus comme on les appelle à cause de leur maillot ont un autre symbole largement reconnu, le coq. Les coqs et certains supporters ont l’habitude d’amener et de lâcher un coq vivant sur le terrain de jeu avant un match.

Et en plus, une curiosité,  si quelqu’un de vous veut voir un mélange de la culture catalanofrançaise, n’hésitez pas à voir jouer l’USAP au Stade Aimé Giral, au cœur de Perpignan. Vous serez encerclés par des centaines de drapeaux catalans. Vous ne saurez plus ou vous êtes !

 

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Albert Kahn et Les Archives de la Planète

Copyright des images:

 © Musée Albert-Kahn – Département des Hauts-de-Seine

En 1871, après la défaite de l’armée de Napoléon III, l’Alsace et la Lorraine ont cessé d’être françaises pour faire partie de l’Allemagne, cet événement a profondément touché Albert Kahn qui à ce moment-là n’était qu’un gamin d’11 ans.

Quelques années plus tard, en 1908, Kahn était un banquier millionnaire installé à Paris, c’est alors qu’il fait la découverte d’une invention extraordinaire des frères Lumières, l’autochrome. Un nouveau procédé photographique grâce auquel il était possible de faire des photos en couleur. L’autochrome utilisait des grains microscopiques de fécule de pomme de terre, teints en rouge, vert et bleu, saupoudrés sur une plaque en verre. Ce processus de photo en couleur était plus efficace et abouti que ceux qui existaient auparavant.
Kahn, un profond pacifiste, était convaincu que cette invention pouvait être un outil parfait pour connaître les différentes cultures de la planète, et de cette façon, rendre plus facile la paix entre les peuples. Il a donc embauché, pendant plus de 20 ans, des photographes qui ont voyagé dans le monde entier.

En 1931, Kahn a malheureusement arrêté son projet parce qu’à cause du crash boursier de Wall Street, il avait perdu sa fortune.
À Boulogne-Billancourt, dans le département des Hauts-de-Seine, il y a son musée, avec presque 120 heures de films, 4.000 photographies en noir et blanc, et plus de 72.000 autochromes. Un trésor artistique et un témoignage extraordinaire de toute une époque, de plusieurs pays qui, pendant le premier tiers du XXème siècle, étaient en train de vivre des moments cruciaux de leur histoire et, en définitive, des façons de vivre qui étaient à ce moment-la sur le point de disparaitre.

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À la queue leu leu

Non! Rassurez-vous, nous n’allons pas chanter et danser sur cette chanson festive et gentiment moqueuse, à l’origine, du tourisme de masse. A la queue leu leu, c’est notre expression du jour! C’est d’abord amusant à dire: à la queu leu leu! ce son « eu » répété qui est parfois si difficile à prononcer et si français. On croirait entendre les Français hésiter ou réfléchir : « Heu… »

Et puis sa graphie est intéressante aussi, avec les groupes de lettres «eu» qui se suivent les uns derrière les autres.

C’est d’ailleurs logique tout ça: à la queue leu leu signifie «l’un derrière l’autre» ou encore «en file indienne». Mais d’où vient ce «leu» qui se répète? qu’est-ce que ça veut dire?

Le dictionnaire nous apprend que c’est la forme ancienne de loup. Bon, mais: «à la queue loup loup», ça ne veut pas dire grand chose non plus ! Il faut encore creuser la question.

En ancien français, on pouvait rejeter le sujet en fin de proposition, se passer de déterminant ou construire un complément de nom sans préposition. «A la queue leu leu» peut donc se lire «A la queue [du] leu [le] leu»

Les loups, du moins quand il y en a encore, se déplacent en bande et se suivent l’un l’autre, donc chaque loup est à la queue du loup qui le précède, et les voilà tous qui marchent «à la queue leu leu»!

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Découvrez le site Canal-U

Découvrez Canal-U, la vidéoteque numérique de l’enseignement supérieur. Tapez www.canal-u.fr et vous entrerez dans un petit univers de connaissance en ligne comportant plus de 4.000 vidéos issues du monde universitaire français. Devant vos yeux, en accès libre et gratuit, des cours filmés, des conférences et des documentaires dans toutes les disciplines d’étude, soit scientifique soit humaniste.

Vous pouvez fouiller dans les archives du site en recherchant selon l’université productrice de la vidéo, ou bien par auteur, dans une liste alphabétique exhaustive. Mais le mode de recherche le plus intuitif est sans doute le thématique: choisissez parmi plusieurs catégories et sous-catégories jusqu’à trouver les conférences les plus proches de votre centre d’intêret. Par contre, si vous préférez plutôt dénicher une vidéo au hasard, n’hésitez pas à jeter un coup d’œil sur les “actualités” et les “dernières mises en ligne” disponibles à l’accueil.

Une fois que vous avez choisi votre vidéo, vous verrez (en plus du fichier audiovisuel) quelques informations sur le contexte, tel qu’un bref résumé par écrit des contenus ou des coordonnées de l’auteur. Parfois vous y trouverez aussi un petit découpage des sujets que sont présentés dans la conférence. Cliquez sur un titre et vous accéderez directement au moment du discours où l’auteur parle de cette question concrète. Plongez dans cette énorme source de savoir, et votre envie d’apprendre fera le reste!

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Saint-Georges: le symbole d’une culture et une tradition

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Vous ne connaissez pas la Catalogne? Alors, le 23 avril c’est un jour magnifique pour la visiter. Toutes les rues des villes et des villages du pays sont pleines de livres et de roses qui donnent un air de charme à la fête. C’est le jour du livre parce qu’on commémore la mort de Miguel de Cervantes et aussi le jour de la rose grâce à Saint-Georges.

 

Saint-Georges est le patron de la Catalogne et il est devenu aussi le patron des amoureux. Et pour quoi cet honneur? Faites attention à l’histoire ! (musique) La légende raconte l’histoire de Saint-Georges contre le dragon qui s’est passé à Montblanc… Depuis longtemps, un dragon terrorisait les environs de cette petite ville. Il dévorait les animaux jusqu’au point de menacer l’intégrité des habitants. Afin d’apaiser la fureur du monstre et l’empêcher d’anéantir la ville entière, les habitants arrivèrent à l’accord de lui offrir chaque jour deux brebis. Mais bientôt, les brebis manquaient et les habitants décidèrent de lui livrer un habitant, tiré au sort parmi la population. Aucune famille ne fut exemptée du tirage au sort et un jour le sort désigna pour victime la fille unique du roi. Alors que le dragon s’approchait  d’elle pour la dévorer, un cavalier apparut et frappa le dragon à mort : c’était Saint-Georges ! Des jours après, un rosier de roses rouges poussa là où s’était répandu le sang du dragon. Depuis ce fait-là, la tradition catalane veut que les hommes offrent une rose rouge a leur aimée.(musique) C’est pour ça que des siècles plus tard, c’est encore une fête traditionnelle vivante et que célèbre tout le monde en Catalogne !

 

« Le monde fictif » vous donne une bonne recommandation. Si vous voulez vivre de nouveau l’histoire de ce chevalier et sa lutte avec le dragon, vous devez visiter la « Semaine Médiévale de Montblanc » qui, pendant ces jours, revit son passé médiéval. Vous serez transportés, sans doute, au Moyen Âge. Pendant deux semaines les rues et les places se garnissent de drapeaux aux maisons nobles de la ville et les anciens étendards seigneuriaux pendent aux tours et aux remparts. Cette fête a été déclarée « Fête d’Intérêt National » de la Catalogne pour sa fidélité et sa rigueur historique. Vous y êtes tous invités ! Profitez-en !

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Barcelone est un musée !

Aujourd’hui, Le Monde Fictif vous propose une approche de l’art de votre ville, celui qu’on trouve quand on se promène dans les rues et qui ne nécessite pas d’aller dans un musée. Parce que la ville même de Barcelone est un musée en plein air.

Notre ville est pleine de sculptures qui se cachent parmi les rues et c’est justement pour cela, parfois, que les habitants ne les connaissent pas beaucoup.

Il y en a quelques-unes qui sont connues mondialement, comme c’est le cas de « Femme et oiseau » de l’artiste Joan Miró. Il y en a aussi d’autres, qu’on a peut-être vues mais pour lesquelles on ne s’est jamais demandé pourquoi elles sont là ou qui les a réalisées.

C’est le cas, par exemple, de « La tête de Barcelone », une œuvre de l’un des pères du Pop Art, Roy Lietchenstein, qui est située dans l’avenue Colon juste à l’entrée du vieux port.

Mais, apparemment, il y a certaines sculptures qui ne *connaît* qu’un numéro très réduit de personnes et qui sont, pourtant, de véritables œuvres d’art.

Est-ce que quelqu’un a eu la chance de voir quelquefois cette œuvre, placée à côté de la mer, et qui s’appelle « Une chambre où il pleut toujours » ? C’est une sculpture de l’artiste espagnol Juan Muñoz qui est placée là-bas depuis l’année de Jeux Olympiques, 1992, et qui montre un groupe de personnages dans une cage où évidemment la pluie entre quand il pleut !

Quelqu’un a-t-il pu voir, quand il est placé en face de l’impressionnant bâtiment du Musée d’Art Contemporain de Barcelone, une autre œuvre d’art qui ne soit pas le bâtiment blanc ? Cependant, en bas, à droite, il y a un petit cube noir qui a été fait par Jorge Oteiza, artiste basque, et qui s’appelle « La ola ».

La liste des sculptures publiques ne finit pas du tout ici, mais c’est le moment de vous laisser découvrir tous les autres trésors cachés de votre ville, Barcelone.

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Les fleurs (gagnant du concours vidéo)

Dans notre école, nous avons des fleurs.

Elles sont toutes très différentes. Il y a du jasmin. Les fleurs sont blanches et petites et ça remplit beaucoup d’espace.

Les pétunias sont très rouges. C’est comme des roses mais elles n’ont pas de pétales. Quand on les voit, elles attirent l’attention.

Ici ce sont des roses qui ont beaucoup de pétales et on voit pas le pollen. C’est très joli mais on ne voit pas beaucoup parce que c’est un type de rose rose.

On appelle ça fleur rouge mais on ne sait pas comment ça s’appelle. Quand on la touche c’est très doux.

En touchant la menthe on peut la sentir sans besoin de l’arracher. On peut aussi la manger. Au début on pense que ce n’est pas comestible mais à la fin c’est bon. Le vert de la menthe est très clair.

La lavande n’a pas encore de fleurs. Il y a plus de feuilles que de fleurs. Elle est violette claire. La fleur est très longue.

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Le gagnant du concours de vidéo !

Vous êtes nombreux à nous suivre mais peu se sont lancés dans notre concours et cela a été très facile de choisir la meilleure capsule : comme l’équipe de Anna Ll., María M., Bruno D., Pau M., Lidia A., Nicolás Z. et Lucia C., a été la seule à concourir : c’est elle qui gagne !

Ils ont 10 ans, sont Catalans et apprennent le français depuis 5 ans. Bravo à tous les 6 (et à leur professeur Contxi) pour leur vidéo sur de jolies fleurs ! Ils recevront des livres en lecture facile offerts par Clé International.

On vous retrouve en septembre ! Bon été !

L’équipe du Monde Fictif

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La drogue Ikea

Prix bon marché, accoutumance imperceptible, plaisir du montage, joie de la promenade, rêve, c’est la drogue Ikea qui fait des ravages en Europe et maintenant dans le monde. Nous avons rencontré J., qui souffre depuis 8 ans d’addiction à Ikea et a accepté de témoigner à visage caché.

Comment cela a-t-il commencé ?
– Bon, en 2002, à l’occasion d’un déménagement, on avait besoin d’une table de chevet, et bon tout naturellement nous sommes allés à Ikea. Et, bon, on était très contents parce que c’était pas cher.
Et puis ?
– Et puis !… Le jour d’après, j’ai soudainement eu envie d’acheter une lampe. Et bon, donc, j’y suis allé encore une fois et le surlendemain, encore une fois, seul, parce que ma femme n’avait pas vraiment envie d’y aller, et bon tout ça c’est comme ça, c’était pour acheter un porte-serviettes. Et voilà, comme ça tout a commencé, ça a été l’engrenage, et voilà, je me suis mis à y aller tous les jours. Et si je ne pouvais pas y aller, à cause de mon travail ou de… à cause de… de raisons d’argent, j’étais nervieux [nerveux], irritable, même grognon. Et, bon, même un jour, j’en suis arrivé à acheter 3 lits doubles en une seule journée… J’adorais aller à la cafétéria pour manger quelque chose, prendre mon café, manger les boulettes…
Vous ne pouviez plus vous arrêter ?
– Non.
Et vous avez dépensé beaucoup en 8 ans ?
– Oh oui oui ! beaucoup, beaucoup… c’était… En fait, j’y claquais tout mon salaire. Et voilà, j’avais des dettes partout, mes amis, la famille, la banque… Ma femme est partie… Et voilà, j’ai vendu ma maison.
Et vous mettiez où vos meubles alors ?
– Je louais un garde-meuble, c’était la seule solution possible.

Aujourd’hui, après une cure de désintoxication longue et difficile, J. est en bonne voie de guérison. Mais rien n’est encore gagné. Durant notre reportage, comme nous voulions prendre quelques images de J. à Ikea, la drogue a été une nouvelle fois plus forte.

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Publication sous forme de capsules des premiers numéros

Bonjour à tous!

Les deux premiers numéros du Monde Fictif avaient été publiés (il y a déjà 3 ans!) sous forme de journaux télévisés regroupant plusieurs capsules. Il était donc impossible d’avoir directement accès à chaque reportage. Au cours des semaines qui viennent, nous republierons séparément ces différents sujets. Cette semaine: « Barcelone est un musée ». Vous verrez que nos premières capsules étaient loin d’être parfaites! Nous espérons que cela vous encouragera à nous envoyer vos capsules pour notre concours!
Á bientôt!