Avec les Français, sachez utiliser votre culture méditerranéenne !

Connaître et s’adapter aux us et coutumes de la culture de l’autre est primordial si on veut faciliter la communication et éviter de nombreux malentendus. On ne calcule plus le nombre de contrats n’ayant finalement pas été signés en raison d’une incompréhension interculturelle des deux parties –incompréhension liée souvent à« un point de détail »qui prend soudainement une importance démesurée.

Mais il ne s’agit pas d’oublier nos habitudes pour « singer » celles de l’autre ; il faut aussi savoir rester naturel et utiliser à bon escient les préjugés de l’autre sur de notre culture.

Question relations humaines, le Français a par exemple un a priori positif vis à vis des Méditerranéens. Il suffit qu’un Italien ou un Espagnol le tutoie ou lui touche le bras pendant la conversation pour qu’il s’étonne avec ravissement de leur chaleur humaine et qu’il pense : « Tout de même ! Ces Espagnols/Italiens, ce qu’ils sont sympathiques ! et comme tout est facile avec eux ! »(et il oubliera complètement qu’un compatriote ayant eu la même attitude l’aurait offusqué !).

N’ayez donc pas peur d’avoir recours à ces moyens pour mieux approcher votre interlocuteur et instaurer un climat de confiance lors d‘une négociation : feignez d’oublier que vous savez le vouvoiement obligatoire, faites comme dans votre langue, tutoyez-le ; ce qu’il n’acceptera jamais d’un compatriote sera accueilli avec enchantement si c’est vous. Il s’agit simplement de ne pas dépasser la limite de l’acceptable pour votre interlocuteur. Une écoute active et un peu d’intuition devraient vous permettre d’y parvenir.

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Se saluer au Québec (2)

Nous avions déjà abordé voilà quelque temps la question des salutations au Québec. Il nous restait à apporter quelques précisions, ce que nous faisons aujourd’hui.

Dans la « Belle province » (Québec), il est d’usage de saluer en disant « Allô ! » au lieu de « Bonjour ! ». Cela risque de surprendre de nombreux francophones, qui réservent « Allô ! » aux conversations téléphoniques. « Allô ! » et « Salut ! » sont les salutations les plus courantes au Québec ; « Bonjour ! » est considéré comme étant plus (voire trop) distant.

Les Québécois utilisent aussi le « Tu » beaucoup fréquemment que les autres francophones, et notamment les Français. Même dans des situations formelles, l’usage est de tutoyer ; vous ne risquez donc pas de faire un faux-pas : le « tu » ne pourra jamais être considéré comme trop familier et partant impoli. C’est que, quoi qu’on dise, l’influence de l’anglais au Québec se fait souvent sentir. Ici, la diffusion du « tu » s’explique par l’utilisation et l’influence du « you » anglais.

Cette influence explique d’ailleurs un autre usage : les Québécois répondent à « Merci ! » par « Bienvenue ! » (là où les autres francophones répondraient un « De rien » ou « Je vous/t’en prie »). Il faut tout simplement voir là la traduction littérale de l’anglais « You’re welcome ».

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Quand utiliser le Tu et le Vous dans l’entreprise française

En France, l’usage du tutoiement et du vouvoiement a beaucoup évolué ces 20 dernières années. Autrefois, le tu était réservé à la famille et aux amis intimes. L’expression « être à tu et à toi avec quelqu’un », qui signifie être intime, montre bien à quel point l’usage du tu était la marque même de la familiarité.

Si certaines professions ou catégories sociales (les professeurs ou les ouvriers entre eux par exemple) ont toujours préféré le tutoiement, le reste de la population utilisait le vous. Employer le tu indûment vous exposait aussitôt à un cinglant « On n’a pas élevé les cochons ensemble ! »

On tutoie aujourd’hui plus facilement, y compris au sein de l’entreprise. Entre collègues, le tutoiement est de règle et ne pas s’y plier vous signalera comme quelqu’un pour le moins de distant sinon d’étrange. Reste cependant qu’en France l’usage du tu ne s’apparente pas à celui des hispanophones ou des catalanophones : dans toute situation de rapport hiérarchique (responsable d’un service/employé, fournisseur/client, personne âgée/jeune, etc.) le vouvoiement continue à s’utiliser.

Cela ne signifie pas qu’il est impossible de passer au tu mais ce passage, comme c’est le cas depuis toujours, est ritualisé. La personne hiérarchiquement supérieure (responsable, fournisseur, personne âgée, etc.) pourra proposer à son interlocuteur : «On peut peut-être se tutoyer, non ?» Après acceptation (on peut difficilement faire autrement !), les deux personnes passeront définitivement au tutoiement.

Il sera intéressant de revenir sur l’usage du tu et du vous dans quelques années, car si le vouvoiement n’est pas encore en voie d’extinction son champ d’application tend indiscutablement à diminuer.

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