Les fêtes de fin d’année dans l’entreprise française

Voilà les fêtes de fin d’année qui approchent : que se passe-t-il de spécial dans l’entreprise française à cette période ?

Au risque de vous décevoir : pas grand-chose ! N’espérez pas, par exemple, repartir un jour du travail avec votre panier garnis de Noël, comme c’est souvent l’usage en Espagne. Mais au moins : va-t-on au restaurant ? Eh bien non ! Inutile donc de vous stresser si, à titre privé, vous voulez réserver une table au restaurant à cette période : vous pouvez être sûr que cela ne sera pas la cohue.

Et l’ami invisible ? me direz-vous. Tellement invisible, en France, qu’il n’existe pas ! Ce n’est pas du tout la coutume d’offrir un petit cadeau à ses collègues de travail, d’une façon « invisible » ou non. Il y a quelques années, un Français récemment arrivé en Espagne me demandait de manière un peu abrupte, alors qu’on préparait l’ami invisible dans son service : « Qu’est-ce que c’est que cette histoire ? ». Quel type de cadeaux ? Comment connaître les goûts d’un presque inconnu ? Révélait-on finalement le nom de « l’ami invisible » ?, etc. Son appréhension était, elle, tout à fait visible…

Pourquoi donc si peu d’entrain dans l’entreprise française à l’occasion des fêtes de fin d’année ? C’est que Noël est essentiellement une fête familiale et le réveillon du Jour de l’An réservé aux amis. Hors ces deux fêtes –c’est-à-dire l’entreprise et les collègues : point de salut !

Bonnes fêtes à tous !

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Les bons d’achats offerts aux salariés à l’occasion de Noël

Aujourd’hui, nous voudrions vous présenter un extrait d’un récent article du Monde (que vous pourrez retrouver dans son intégralité en consultant la page web).

En France, le Comité d’entreprise peut offrir des bons d’achat aux salariés. Cet avantage devrait être assujetti au paiement des cotisations sociales. Néanmoins, l’administration fait preuve en ce domaine d’une certaine tolérance. Elle accepte de ne pas réintégrer la valeur des bons d’achat dans l’assiette des cotisations sociales.

Arbre de NoëlDeux cas peuvent se présenter : les bons d’achat inférieurs ou égaux à 156€ par an et par salarié et ceux d’un montant supérieur (156€ correspond en 2014 à 5% du plafond mensuel de la Sécurité sociale). Dans le premier cas, aucune cotisation sociale ne sera réclamée par les organismes sociaux. En revanche, pour les bons d’achat d’un montant supérieur à 156€ par an et par salarié, ils ne sont exonérés du paiement des cotisations sociales qui si trois conditions sont réunies.

  1. L’attribution du bon d’achat doit être liée à un événement particulier (la fête des mères, la fête des pères, la rentrée scolaire ou Noël). Dans ce cas, le seuil de 156€ s’apprécie, non pas sur l’année, mais pour chaque événement. Pour Noël, si le Comité d’entreprise décide de distribuer des bons pour le Noël des salariés et celui de leurs enfants, le seuil de 156€ s’applique au salarié et à chacun de ses enfants jusqu’à son seizième anniversaire.
  2. Le bon d’achat doit être utilisé à l’occasion de l’événement pour lequel il est offert. Un bon offert à l’occasion de Noël doit être utilisé à cette occasion. Il doit préciser la nature du bien qu’il permet d’acheter. Par exemple, le bon d’achat offert pour le Noël des enfants doit préciser qu’il peut être utilisé pour acheter des jouets, des livres, ou des disques.
  3. La valeur du bon ne doit pas dépasser 156€ par événement.

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Le pourboire en France

Le pourboire en FranceLe pourboire est une somme d’argent versée à une personne en remerciement d’un service ou de la qualité de celui-ci : à l’origine, comme le mot lui-même l’indique parfaitement, c’était un verre qu’on offrait en remerciement d’un service rendu ou de l’argent pour s’offrir ce verre. Dans beaucoup de pays, cet usage se traduit par la même expression : en Allemagne, pourboire se dit trinkgeld, littéralement « argent pour boire », tout comme le mot portugais gorjeta. En général, on a oublié qu’en espagnol, la propina vient d’une ancienne coutume qui consistait à boire la moitié d’un verre après avoir trinqué à la santé de quelqu’un puis offrir à cette personne la fin du verre.

Mais dans les restaurants français, depuis longtemps, les prix s’entendent taxes et service compris (15 % environ du prix total). Voilà pourquoi les Français ne laissent généralement aucun pourboire ou alors très peu. Si vous voyagez en France, ne soyez donc pas gêner de ne rien laisser –évidemment, si vous êtes très satisfait du service, rien ne s’y oppose non plus. En revanche, dans certaines situations, il est encore d’usage de laisser un pourboire. Au théâtre, parfois, un panneau indique clairement que l’ouvreuse est rémunérée au pourboire (dans le cas contraire, ne donnez rien : l’ouvreuse est salariée). Vous pouvez toujours aussi arrondir à l’euro supérieur dans les taxis et avec les livreurs.

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Les étrennes à Noël

Si vous vous trouvez en France durant le mois de décembre, ne soyez pas surpris de voir le facteur ou un pompier en belle tenue militaire sonner à votre porte. À cette époque, il est d’usage d’offrir des étrennes à certains corps de métier travaillant pour la collectivité. Éboueurs, facteurs et pompiers passent alors dans chaque maison pour proposer généralement des calendriers de l’année qui vient. Ceux-ci sont ensuite bien vite oubliés au fond d’un tiroir ou derrière une porte tant ils sont horribles et kitschs : photos de petits chatons sur fond rose, portrait devant la caserne de l’adjudant-chef des pompiers, etc.

Même si chacun est libre d’acheter ou non le calendrier proposé, la majorité des gens se plient à la tradition. Car c’est un moyen, pour ces employés peu rémunérés, d’avoir un complément de salaire pour la fin de l’année. Quant aux concierges, les copropriétaires leur laissent en général une enveloppe dans laquelle ils ont glissé un chèque ou quelques billets.

La question qui taraude beaucoup de Français, à cette époque, est : combien donner ? Le prix d’achat du calendrier est en effet laissé à la discrétion de chacun. La réponse est simple : en fonction de vos moyens.

Tous les métiers travaillant pour la collectivité ne bénéficient pas de cette tradition. Il y a quelques années, une chaine de télévision avait organisé en caméra cachée le démarchage de policiers en uniforme qui proposaient également des calendriers : ils avaient été en général très mal reçus par la population !!

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Offrir des fleurs à ses hôtes

Imaginons : vous êtes invités à déjeuner chez un collègue, client ou fournisseur français avec qui, au fil du temps, vous avez lié amitié. Vous êtes en France. Vous avez bien intégré les règles de la ponctualité et, après quelques calculs savants, vous prévoyez d’arriver chez votre hôte environ 15mn après l’heure qu’il vous a donnée.

Tout est au point. Excepté une seule chose : qu’allez-vous apporter ? Ne proposez pas d’apporter une bouteille de vin ! Si cela se fait de plus en plus parmi les jeunes, cela reste très informel. De toute manière, comme vous ne savez pas ce que vous mangerez, vous ne pourrez pas, par définition, choisir le vin le plus approprié au repas. Ne proposez pas non plus d’apporter le dessert –et notamment cette fameuse tarte tatin qui vous réussit si bien. C’est encore trop informel.

Quoi donc alors ? Vous ne pouvez pas, comme on dit, « arriver les mains vides ». C’est bien simple : offrez des fleurs, celles que vous voudrez. Il suffit de passer devant un fleuriste le samedi ou dimanche (jours traditionnels des réunions de famille) pour s’apercevoir à quel point cette tradition est bien vivante en France : il y a souvent la queue. Prévoyez donc un peu de marge (si vous ne voulez pas arriver chez vos hôtes 30mn en retard et enfreindre cette fois-ci la première règle…).

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Les cadeaux dans l’entreprise française

Dans pratiquement toutes les entreprises, du moins à partir du moment où il y a un Comité d’Entreprise (CE), les parents reçoivent des cadeaux pour leurs enfants à l’occasion de Noël ; la taille et la valeur des cadeaux varient bien sûr en fonction du budget du CE ! Lorsqu’il n’y a pas de CE, c’est le patron qui peut directement offrir des cadeaux à ses salariés. En revanche, n’espérez pas de panier garnis rempli de bouteilles, de charcuteries et de douceurs : cette tradition n’existe pas en France (voir notre billet précédent).

Ces cadeaux sont en principe soumis à cotisations sociales mais il existe un plafond : en 2010, ils en sont exemptés lorsqu’ils ne dépassent pas le plafond de 144 euros par salarié pour une année civile ; le plafond est majoré de144 euros par enfant bénéficiaire jusqu’à 16 ans révolus.

De plus, pour bénéficier de cette exemption, le cadeau doit être lié à l’un des événements suivants :

  • la naissance
  • le mariage
  • la retraite
  • la fête des mères et des pères
  • la Sainte Catherine et la Saint Nicolas
  • Noël
  • la rentrée scolaire pour les salariés ayant des enfants

On peut recevoir d’autres cadeaux mais ceux-ci sont laissés à l’initiative des collègues. À une naissance, une enveloppe circule généralement dans les différents services et chacun y dépose ce qu’il veut. La somme permettra d’offrir un présent en rapport avec l’événement (une poussette, un chauffe-biberon, etc.) Un mariage ou le départ de l’entreprise (en retraite ou non) sont aussi l’occasion d’offrir un cadeau.

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Bonne année à tous !

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Que faire durant les fêtes de fin d’année dans l’entreprise française ?

Voilà les fêtes de fin d’année qui approchent : que se passe-t-il de spécial dans l’entreprise française à cette période ?

Au risque de vous décevoir : pas grand-chose ! N’espérez pas, par exemple, repartir un jour du travail avec votre panier garnis de Noël, comme c’est souvent l’usage en Espagne. Mais au moins : va-t-on au restaurant ? Eh bien non ! Inutile donc de vous stresser si, à titre privé, vous voulez réserver une table au restaurant à cette période : vous pouvez être sûr que cela ne sera pas la cohue.

Et l’ami invisible ? me direz-vous. Tellement invisible, en France, qu’il n’existe pas ! Ce n’est pas du tout la coutume d’offrir un petit cadeau à ses collègues de travail, d’une façon « invisible » ou non. Il y a quelques années, un Français récemment arrivé en Espagne me demandait de manière un peu abrupte, alors qu’on préparait l’ami invisible dans son service : «Qu’est-ce que c’est que cette histoire ?». Quel type de cadeaux ? Comment connaître les goûts d’un presque inconnu ? Révélait-on finalement le nom de « l’ami invisible » ?, etc. Son appréhension était, elle, tout à fait visible…

Pourquoi donc si peu d’entrain dans l’entreprise française à l’occasion des fêtes de fin d’année ? C’est que Noël est essentiellement une fête familiale et le réveillon du Jour de l’An réservé aux amis. Hors ces deux fêtes, point de salut ! les Français ne s’occupent guère de l’entreprise et des collègues !

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Bonnes fêtes à tous !

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