Le connecteur logique « d’autant… que »

Les étudiants en français langue étrangère ont traditionnellement des difficultés à utiliser (voire comprendre) la conjonction « d’autant… que ». La raison principale est qu’il n’en existe pas de traduction dans leur langue maternelle. Et pourtant, elle est très commune en français, tant à l’oral qu’à l’écrit, car c’est aussi un procédé de rhétorique. En effet, elle permet d’ajouter une autre cause à une cause première qui peut être exprimée ou sous-entendue (cas d’ailleurs très fréquent) ; on peut donc, grâce à elle, renforcer un argument.

Elle n’est jamais en tête de phrase et se place à l’intérieur de la phrase. Elle est souvent associée à des termes comparatifs :

  • d’autant plus/moins + adjectif + que
  • d’autant plus/moins de + nom + que
  • d’autant (plus/moins) que + proposition

Voici quelques exemples pour comprendre l’utilisation de cette conjonction.

Le candidat élu était d’autant plus heureux qu’il pensait ne pas pouvoir gagner.

Cause première à son bonheur (non exprimée, mais implicite) : son élection ; cause seconde : c’est une surprise pour lui, il pensait perdre.

Durant l’épreuve, le cycliste avait d’autant moins de force qu’il s’était mal alimenté la veille.

Cause première à sa fatigue (non exprimée, mais implicite) : son effort physique durant la course ; cause seconde : sa mauvaise alimentation.

Je ne vous en veux pas du tout, d’autant (plus) que personne n’est à l’abri d’une erreur.

Cause première (non exprimée, même implicitement) : je ne suis pas rancunier par nature ; cause seconde : je sais que tout le monde peut faire des erreurs. Dans ce dernier exemple, le mot « plus » est facultatif et ne sera ici d’ailleurs généralement pas exprimé.

Nos cours de français en entreprises, c’est aussi apprendre cela !

Étiquettes: , , , ,

Retraite : le compte de pénibilité

En France, depuis le 1er janvier 2015, les salariés exposés à un ou plusieurs facteurs de pénibilité peuvent bénéficier d’un compte de pénibilité. À ce jour, la loi répertorie dix facteurs de pénibilité : le travail de nuit, le travail en équipes successives alternantes, le travail répétitif impliquant l’exécution de mouvements répétés, le travail en milieu hyperbare, la manutention manuelle de charges lourdes, les postures pénibles, les vibrations mécaniques, les agents chimiques dangereux, les températures extrêmes et le bruit. Selon la Dares (Enquête Sumer 2010), 18,2% des salariés pourraient être concernés par l’exposition à ces facteurs.

Ce compte permet aux salariés de cumuler des points qu’ils pourront ensuite utiliser pour suivre une formation en vue d’une évolution de carrière ou afin de réduire la durée de leur temps de travail.

Mais le principal avantage du compte pénibilité est de permettre aux salariés concernés de partir à la retraite plus tôt. Chaque année d’exposition à un facteur de pénibilité identifié donne droit à 4 points ; chaque année d’exposition à plusieurs facteurs donne droit à 8 points. À partir de 55 ans, les points peuvent être convertis, à la demande du salarié, en trimestres de retraite, à raison d’un trimestre pour 10 points et dans la limite de 8 trimestres. Il pourra donc partir jusqu’à 2 ans avant l’âge légal de 62 ans.

Nos cours de français en entreprises, c’est aussi apprendre cela !

Étiquettes: , , ,