Comment faire certifier son expérience professionnelle en France

De nombreux salariés ont appris leur métier « sur le tas » et ne sont donc titulaires d’aucune certification. Cela les empêche notamment de reprendre une formation liée à leur secteur d’activité. En France, depuis 1984, il est possible d’obtenir tout ou partie d’une certification (diplôme, titre à finalité professionnelle ou certificat de qualification professionnelle) sur la base d’une expérience professionnelle. Pendant longtemps, peu de salariés y ont eu recours. Mais depuis la nouvelle mouture du dispositif en 2002 – Validation des acquis de l’expérience– cette procédure est devenue populaire.

Celle-ci est ouverte aux salariés, non salariés et bénévoles ; elle peut donner lieu à la reconnaissance directe du diplôme demandé par le candidat, à la reconnaissance sous conditions du diplôme, ou à l’admission du candidat à suivre le cursus conduisant au titre visé. Toutes les certifications ne sont pas encore accessibles mais devraient l’être à terme. L’expérience faisant l’objet d’une validation d’acquis de l’expérience (VAE) doit être d’une durée minimum de trois ans.

La VAE présente donc plusieurs avantages, pour le salarié comme pour l’entreprise. Moyen de reconnaissance officielle des compétences acquises par l’expérience professionnelle, personnelle, associative, c’est aussi un système pour réduire les temps et les coûts de formation.

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Le droit à la déconnexion en France

On ne compte plus les salariés –essentiellement des cadres- qui consultent leurs mails professionnels le soir, le dimanche ou durant leurs vacances afin de ne pas être débordés à leur retour au travail. À partir du 1er janvier, la nouvelle loi travail votée l’année dernière oblige les entreprises de plus de 50 salariés à engager des négociations pour assurer le respect des temps de repos et de congé, ainsi que la vie personnelle et familiale du salarié. Le salarié a un nouveau droit, le droit à la déconnexion, c’est à dire le droit de ne pas répondre à ses courriels ou messages professionnels en dehors du temps de travail.

Droit à la déconnexionJusqu’à présent, il faut reconnaître que, en la matière, les chartes de bonnes pratiques mises en place par les grands groupes n’ont guère été efficaces. Mais fixer arbitrairement un arrêt des mails ne serait donc pas la solution. Le gouvernement a donc fait simplement voter un droit au salarié à la déconnexion. La loi ne prévoit aucune obligation d’accord, ni aucun délai pour négocier. L’absence de sanction qui en résulte a fait dire à certains que ce droit ne pourrait être que « virtuel ». Au mieux, l’entreprise pourra décider unilatéralement : le texte précise que, « à défaut d’accord, l’employeur définit ces modalités et les communique par tout moyen aux salariés de l’entreprise ». De toute façon, pour les entreprises de moins de 50 salariés, rien ne change. L’avenir dira donc si cette législation aura été suivie d’effets ou non !

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