Petit cours sur les connecteurs logiques de classification en français

Les connecteurs logiques de classification (ou d’énumération) sont très utiles pour organiser et présenter sa pensée et les Français y ont souvent recours ; il n’est pas très compliqué de les utiliser mais les apprenants de Français Langue Étrangère, notamment les hispanophones et les catalanophones, répètent les mêmes erreurs qui sont pourtant faciles à éviter.

Pour les connecteurs de « premier niveau », pourrait-on dire, vous avez le choix parmi les expressions de la liste suivante :

d’abord, tout d’abord, de prime abord, en premier lieu, premièrement.

Notez cependant que le connecteur premier n’existe pas.

Vous ne pourrez pas dire : Premier, nous sommes partis.

Mais : D’abord / premièrement, etc., nous sommes partis.

Pour les connecteurs de « deuxième niveau ou plus », et selon que vous devez conclure votre énumération ou non, vous pourrez utiliser l’une des expressions suivantes :

en deuxième lieu, en second lieu, deuxièmement

après, ensuite, de plus, quant à, puis

en dernier lieu, pour conclure, enfin

Notez bien ici qu’il ne faut pas confondre depuis et après.

La différence (théorique, car les Français eux-mêmes ne le respectent pas) entre en deuxième lieu et en second lieu est que le premier est suivi d’un en troisième lieu alors que en second lieu conclut la liste.

Enfin, sachez que si l’expression secondement existe, elle est littéraire et ne s’utilise pratiquement jamais.

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Arriver à l’heure à ses rendez-vous en France

La situation géographique de la France en Europe a beaucoup de conséquences sur ses pratiques culturelles. À mi-distance entre l’Europe du Nord et les pays méditerranéens, les habitudes des Français tiennent souvent un peu des deux.

Le chapitre de la ponctualité n’y déroge pas. Bien que certains dictons semblent souligner leur obsession de la ponctualité : « Avant l’heure, ce n’est pas l’heure ; après l’heure, ce n’est plus l’heure », « La ponctualité est la politesse des rois », les Français ne brillent pas toujours par leur exactitude. Les réunions de travail ne commencent donc presque jamais à l’heure prévue, sans pour autant qu’on puisse se permettre un « véritable » retard, la conception du temps n’étant pas, en France, aussi extensible que dans les pays latins. Il s’agit donc de connaître exactement la marge communément admise et acceptée. Ce n’est pas facile.

Un bon exemple est celui de l’invitation à déjeuner. Imaginons que vous êtes invité chez un collègue, qui vous précise de venir vers 12h30 : à quelle heure arriverez-vous ? 12h30 ? Alors vous serez en avance et votre collègue risque de dire, avant de vous ouvrir la porte : « Pourquoi arrive-t-il si tôt ? » 13h ? Alors là vous êtes en retard et votre collègue se dit cette fois : « Mais qu’est-ce qu’il fait ? » L’heure idéale de votre arrivée se situe vers 12h45 : ni trop tôt, ni trop tard…

Il est tout de même des occasions où arriver pile à l’heure est recommandé : par exemple pour un entretien d’embauche ou une réunion commerciale (surtout si vous êtes vendeur).

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