Les bons d’achats offerts aux salariés à l’occasion de Noël

Aujourd’hui, nous voudrions vous présenter un extrait d’un récent article du Monde (que vous pourrez retrouver dans son intégralité en consultant la page web).

En France, le Comité d’entreprise peut offrir des bons d’achat aux salariés. Cet avantage devrait être assujetti au paiement des cotisations sociales. Néanmoins, l’administration fait preuve en ce domaine d’une certaine tolérance. Elle accepte de ne pas réintégrer la valeur des bons d’achat dans l’assiette des cotisations sociales.

Arbre de NoëlDeux cas peuvent se présenter : les bons d’achat inférieurs ou égaux à 156€ par an et par salarié et ceux d’un montant supérieur (156€ correspond en 2014 à 5% du plafond mensuel de la Sécurité sociale). Dans le premier cas, aucune cotisation sociale ne sera réclamée par les organismes sociaux. En revanche, pour les bons d’achat d’un montant supérieur à 156€ par an et par salarié, ils ne sont exonérés du paiement des cotisations sociales qui si trois conditions sont réunies.

  1. L’attribution du bon d’achat doit être liée à un événement particulier (la fête des mères, la fête des pères, la rentrée scolaire ou Noël). Dans ce cas, le seuil de 156€ s’apprécie, non pas sur l’année, mais pour chaque événement. Pour Noël, si le Comité d’entreprise décide de distribuer des bons pour le Noël des salariés et celui de leurs enfants, le seuil de 156€ s’applique au salarié et à chacun de ses enfants jusqu’à son seizième anniversaire.
  2. Le bon d’achat doit être utilisé à l’occasion de l’événement pour lequel il est offert. Un bon offert à l’occasion de Noël doit être utilisé à cette occasion. Il doit préciser la nature du bien qu’il permet d’acheter. Par exemple, le bon d’achat offert pour le Noël des enfants doit préciser qu’il peut être utilisé pour acheter des jouets, des livres, ou des disques.
  3. La valeur du bon ne doit pas dépasser 156€ par événement.

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Petit cours sur les connecteurs logiques de classification en français

Les connecteurs logiques de classification (ou d’énumération) sont très utiles pour organiser et présenter sa pensée et les Français y ont souvent recours ; il n’est pas très compliqué de les utiliser mais les apprenants de Français Langue Étrangère, notamment les hispanophones et les catalanophones, répètent les mêmes erreurs qui sont pourtant faciles à éviter.

Pour les connecteurs de « premier niveau », pourrait-on dire, vous avez le choix parmi les expressions de la liste suivante :

d’abord, tout d’abord, de prime abord, en premier lieu, premièrement.

Notez cependant que le connecteur premier n’existe pas.

Vous ne pourrez pas dire : Premier, nous sommes partis.

Mais : D’abord / premièrement, etc., nous sommes partis.

Pour les connecteurs de « deuxième niveau ou plus », et selon que vous devez conclure votre énumération ou non, vous pourrez utiliser l’une des expressions suivantes :

en deuxième lieu, en second lieu, deuxièmement

après, ensuite, de plus, quant à, puis

en dernier lieu, pour conclure, enfin

Notez bien ici qu’il ne faut pas confondre depuis et après.

La différence (théorique, car les Français eux-mêmes ne le respectent pas) entre en deuxième lieu et en second lieu est que le premier est suivi d’un en troisième lieu alors que en second lieu conclut la liste.

Enfin, sachez que si l’expression secondement existe, elle est littéraire et ne s’utilise pratiquement jamais.

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Arriver à l’heure à ses rendez-vous en France

La situation géographique de la France en Europe a beaucoup de conséquences sur ses pratiques culturelles. À mi-distance entre l’Europe du Nord et les pays méditerranéens, les habitudes des Français tiennent souvent un peu des deux.

Le chapitre de la ponctualité n’y déroge pas. Bien que certains dictons semblent souligner leur obsession de la ponctualité : « Avant l’heure, ce n’est pas l’heure ; après l’heure, ce n’est plus l’heure », « La ponctualité est la politesse des rois », les Français ne brillent pas toujours par leur exactitude. Les réunions de travail ne commencent donc presque jamais à l’heure prévue, sans pour autant qu’on puisse se permettre un « véritable » retard, la conception du temps n’étant pas, en France, aussi extensible que dans les pays latins. Il s’agit donc de connaître exactement la marge communément admise et acceptée. Ce n’est pas facile.

Un bon exemple est celui de l’invitation à déjeuner. Imaginons que vous êtes invité chez un collègue, qui vous précise de venir vers 12h30 : à quelle heure arriverez-vous ? 12h30 ? Alors vous serez en avance et votre collègue risque de dire, avant de vous ouvrir la porte : « Pourquoi arrive-t-il si tôt ? » 13h ? Alors là vous êtes en retard et votre collègue se dit cette fois : « Mais qu’est-ce qu’il fait ? » L’heure idéale de votre arrivée se situe vers 12h45 : ni trop tôt, ni trop tard…

Il est tout de même des occasions où arriver pile à l’heure est recommandé : par exemple pour un entretien d’embauche ou une réunion commerciale (surtout si vous êtes vendeur).

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L’importance de la communication non verbale dans les affaires

« Après tout, si nous pouvions vraiment comprendre 93% de ce que les gens disent sans recourir aux mots, il n’y aurait pas besoin d’apprendre les langues étrangères et personne ne pourrait s’en tirer avec un mensonge. »

Slate.fr 9 avril 2013

Certes, le journaliste du Slate semble ne pas avoir compris ni ce qu’était une langue (étrangère ou pas) mais, comme le notait un spécialiste en la matière, il semble ignorer aussi ce qu’est le non verbal. Nous vous invitons d’ailleurs à lire son article.

Nous voudrions ajouter à son analyse que tout le problème du non verbal est précisément qu’il n’est pas un langage universel et qu’un même signe, une même expression peuvent avoir des significations différentes.

Langage non verbalLa communication non verbale est composée de :

– la communication volontaire ou non volontaire se faisant par des voies hormonales ou phéromonales

– la communication par le toucher

– la communication par le biais de mouvements interprétés grâce au partage d’une même culture.

Il est donc utile, dans les affaires qu’on peut conduire avec un francophone, de connaitre au moins ce troisième type de communication.

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Les stages sont non imposables en France

Les stages en entreprises en France soulèvent de nombreux problèmes et nous y avons déjà consacré plusieurs articles. Aujourd’hui, ils sont presque devenus systématiques : non seulement les étudiants ont l’obligation d’effectuer des stages d’une durée de plus en plus longue pour valider leurs diplômes (quatre à six mois, selon les années et les écoles), mais la plupart de ces établissements incitent leurs élèves à prendre une année de césure pour faire des stages d’un an, de préférence à l’étranger.

Net d'impôtDu coup, pour une majorité d’étudiants, la durée totale de travail comme stagiaire au cours de leurs études dépasse aujourd’hui un an. Or ces stages coûtent souvent très cher aux étudiants et à leurs parents. Pendant les périodes de stage, non seulement les frais de scolarité sont identiques, mais les parents font face à des coûts supplémentaires, notamment lorsque le stage est à l’étranger.

À cette facture s’ajoutait la note fiscale. Si le stage avait duré plus de trois mois ou ne faisait pas partie intégrante du programme de l’école – ce qui était le cas des stages accomplis dans le cadre d’une année de césure –, les indemnités perçues étaient imposables ; ce n’est plus le cas depuis le vote d’une loi durant le mois de juin 2014.

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Principales erreurs syntaxiques des hispanophones et des catalanophones en français

De la même façon qu’une même communauté linguistique aura tendance à répéter les mêmes erreurs en lexique, les hispanophones et les catalanophones reproduisent généralement les mêmes erreurs en syntaxe. Ces difficultés sont dues aux interférences entre la langue d’apprentissage, ici le français, et la ou les langues maternelles ; lorsque les langues sont proches, comme c’est le cas entre le français, l’espagnol et le catalan, la tentation est grande de reproduire des structures qui peuvent pourtant être incorrectes dans la langue d’apprentissage !

À l’inverse de l’espagnol et du catalan, les pourcentages ne sont pas précédés d’un article en français (sauf cas très rares) :

Un 52% des votants se sont abstenus.

Sauf dans les expressions héritées du Moyen-Âge, les substantifs sont toujours précédés en français d’un article : les hispanophones et catalanophones oublient régulièrement l’article partitif :

J’ai chance.

J’ai de la chance.

La négation  s’exprime en français grâce à la locution disjointe ne… pas. À l’oral, cependant, seul « pas » est exprimé, or c’est précisément celui que les apprenants ont tendance à supprimer !

Je ne pars en vacances.

Je pars pas en vacances.

Toujours dans la négation, souvenez-vous qu’avec « jamais », « personne », « aucun », « rien », vous devez supprimez le « pas » :

Il (ne) boit pas jamais d’alcool.

Il ne boit jamais d’alcool.

Enfin, dans la structure Il/elle/c’est + adjectif + DE + verbe infinitif, la préposition de est systématiquement oubliée :

C’est important partir à l’heure.

C’est important de partir à l’heure.

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Le congé parental pour les pères

Le 23 juillet 2014, le Parlement français a adopté le projet de loi sur « l’égalité réelle entre les femmes et les hommes ». Sa principale innovation tient à la réforme du congé parental : pour inciter les pères à prendre ce congé, la loi réforme le complément de libre choix d’activité, versé aux personnes interrompant partiellement ou totalement leur activité professionnelle.

Congé parental pour les pères en FranceLes parents d’un seul enfant, qui ont aujourd’hui droit à six mois de congé, pourront prendre six mois de plus à condition que ce soit le second parent qui en soit bénéficiaire. À partir de deux enfants, la durée du congé restera de trois ans à condition que six mois soient pris par le second parent, sinon elle sera raccourcie à deux ans et demi. Sera aussi expérimentée pendant 18 mois la possibilité d’opter pour un congé parental plus court et mieux rémunéré.

En France, plus d’une mère sur deux d’enfants de moins de huit ans s’est arrêtée de travailler après la naissance de ses enfants ou a réduit temporairement son temps de travail. À l’inverse, seuls 12 % des pères modifient leur temps d’activité au-delà de leur congé de paternité.

En principe, l’ensemble des décrets d’application de la loi sera passé avant la fin du mois de novembre.

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Cours de français en entreprises 2013-14 : bilan et projets

Une nouvelle année se termine pour VOILÀ ; comme d’habitude, si nos cours de français continuent encore pendant tout le mois de juillet, le blog part en vacances à la Saint Jean !

Nous remercions Altamira, Quimidroga, Bundó Display, Pau Education, Masvisión, RC2 Grup, La Presidència de la Generalitat de Catalunya, le Servei d’Ocupació de Catalunya, Roquette Laisa, la clínica Eugin, Soldata y Simon de nous avoir fait une nouvelle fois confiance : nous collaborons avec certains depuis déjà longtemps et c’est sans doute notre meilleure récompense !

Cette année, nous avons mis en place la plateforme Edmodo, qui permet à nos professeurs et nos étudiants de pouvoir échanger, collaborer et accéder aux ressources en dehors des heures de classes. Le retour que nous en avons est très positif.

L’année prochaine s’annonce riche en changements ! Nous changerons de siège social pour déménager au numéro 100 de la rue Melcior de Palau. Ce nouvel espace, plus grand et bien équipé, nous permettra donc de proposer des cours de français in situ. Nous espérons pouvoir vous en dire plus très prochainement !

Nous vous souhaitons à toutes et à tous un excellent été et vous disons : à septembre prochain ! –en français, bien sûr 🙂

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La légende de l’interdiction des courriels professionnels après 18 heures en France

En avril dernier, le quotidien Le Monde révélait que, selon The Guardian, une nouvelle loi française interdisait les courriels professionnels en dehors des heures de travail ! Cette nouvelle était totalement fausse !

« Les Français ont rendu le travail après 18 heures illégal. Après s’être rendu compte que leurs patrons parvenaient à envahir leur vie privée grâce aux smartphones à n’importe quelle heure du jour et de la nuit, faisant exploser le nombre d’heures travaillées bien au-delà des trente-cinq heures introduites en 1999, les syndicats contre-attaquent. » L’article du Guardian était en fait une chronique de Lucy Mangan, qui n’avait pas fait d’enquête et reprenait, en le déformant, un article des Échos.

Siroter un verre de Sancerre« Pendant que nous voyons arriver de nouvelles heures supplémentaires ou nuits de boulot, de l’autre côté de la Manche ils sirotent du Sancerre et se préparent à profiter au moins de la seconde moitié d’un cinq à sept avant de rentrer chez eux savourer leur semaine de cent trente-trois heures… de vie personnelle. »

En réalité, il s’agissait d’un accord syndical de la branche des sociétés d’ingénierie et de conseil et des bureaux d’études. Les salariés concernés ne sont pas soumis aux durées légales maximales quotidiennes (dix heures) et hebdomadaires (trente-cinq heures) de temps de travail. Ils sont sous le régime du forfait jours, ces contrats appliqués aux salariés autonomes décomptant le temps de travail non en heures mais en jours. Au final, seuls 200 000 à 250 000 salariés (26 % de la branche) sont visés par cet accord !

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Les principales erreurs lexicales des hispanophones / des catalanophones en français (2)

Voici donc la deuxième partie des erreurs, généralement dues aux faux amis, des hispanophones/catalanophones.

  1. C’est vrai « pourtant » ressemble à « por lo tanto » et à « per tan » ; ils ont d’ailleurs la même origine et signifiaient au départ la même chose. Reste qu’aujourd’hui « pourtant » est synonyme de « cependant » !

Ma voiture est tombée en panne, pourtant j’ai pris le métro.

Ma voiture est tombée en panne, donc j’ai pris le métro.

  1. Ne confondez pas « compromis » et « engagement ». Un compromis est un accord dans lequel les parties ont accepté des concessions ; c’est donc le résultat d’une négociation.

Je ne pourrai pas venir mercredi prochain : j’ai un compromis.

Je ne pourrai pas venir mercredi prochain : j’ai un engagement (ou je suis engagé).

  1. « Depuis » ne signifie pas « después » ou « després » ! « Depuis » signifie « desde » ; c’est « après » qui signifie « después » ou « després ».

Depuis, je suis rentré chez moi.

Après, je suis rentré chez moi.

  1. Le mot français « bizarre » vient de l’espagnol « bizarro ». Mais l’espagnol ne l’utilise plus, excepté en Amérique latine (alors qu’il est ensuite passé du français à l’anglais, par exemple). « Bizarre » signifie « étrange ». « Rare » veut dire « en petite quantité ». On ne peut donc pas employer « bizarre » pour « rare » et vice versa.

Lui qui est toujours ponctuel, il n’est pas encore arrivé : c’est rare.

Lui qui est toujours ponctuel, il n’est pas encore arrivé : c’est bizarre.

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