La langue française tente d’éviter l’hiatus (1)

Ne pas comprendre à quel point les Français détestent l’hiatus, c’est à dire la succession de deux voyelles appartenant à des syllabes différentes, est se condamner à ne pas comprendre une multitude de « bizarreries ». Car les Français sont très inventifs quand il s’agit d’éviter cet hiatus si désagréable à leurs oreilles. Disons simplement que le principe récurrent est d’intercaler une consonne entre les deux voyelles en question.

Tout d’abord, cette détestation de l’hiatus explique certaines exceptions grammaticales :

  • L’adjectif démonstratif masculin singulier Ce se transforme en Cet devant un mot commençant par voyelle : Ce stylo / Cet ami
  • L’adjectif possessif féminin à la troisième personne du singulier Sa se transforme en Son devant une voyelle : Sa participation / Son offre
  • Les articles Le et La deviennent L’ devant un mot commençant par voyelle : Le manteau / L’ordinateur et La chaussure / L’école
  • Certains adjectifs sont transformés : par exemple, beau devient bel et vieux change en vieil : Beau bâtiment / Bel édifice et Beau cheval / Bel homme
  • L’ajout d’un « t » de liaison dans certaines inversions sujet-verbe pour l’interrogation (quand le verbe termine par une voyelle et que le pronom commence lui aussi par une voyelle) : Reviendra-t-il ? A-t-il chanté ?

Elle explique ensuite la règle de la liaison :

Sans entrer dans les détails (certaines liaisons sont obligatoires, d’autres sont facultatives, les dernières sont interdites), la raison même de la liaison est d’éviter l’hiatus. Dans « Un ami », si nous ne faisions pas la liaison, nous prononcerions la voyelle nasale « un » suivie de la voyelle a ; afin de l’éviter, les Français font la liaison et disent : un/na/mi

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Validation des acquis de l’expérience en France

De nombreux salariés ont appris leur métier « sur le tas » et ne sont donc titulaires d’aucune certification. Cela les empêche notamment de reprendre une formation liée à leur secteur d’activité. En France, depuis 1984, il est possible d’obtenir tout ou partie d’une certification (diplôme, titre à finalité professionnelle ou certificat de qualification professionnelle) sur la base d’une expérience professionnelle. Pendant longtemps, peu de salariés y ont eu recours. Mais depuis la nouvelle mouture du dispositif en 2002 – Validation des acquis de l’expérience– cette procédure est devenue populaire.

Celle-ci est ouverte aux salariés, non salariés Diplôme de Validation des Acquis de l'Expérienceet bénévoles ; elle peut donner lieu à la reconnaissance directe du diplôme demandé par le candidat, à la reconnaissance sous conditions du diplôme, ou à l’admission du candidat à suivre le cursus conduisant au titre visé. Toutes les certifications ne sont pas encore accessibles mais devraient l’être à terme. L’expérience faisant l’objet d’une validation d’acquis de l’expérience (VAE) doit être d’une durée minimum de trois ans.

La VAE présente donc plusieurs avantages, pour le salarié comme pour l’entreprise. Moyen de reconnaissance officielle des compétences acquises par l’expérience professionnelle, personnelle, associative, c’est aussi un système pour réduire les temps et les coûts de formation.

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