Voilangue

Exprimer la cause avec « d’autant… que »

Les étudiants en français langue étrangère ont traditionnellement des difficultés à utiliser (voire comprendre) la conjonction « d’autant… que ». La raison principale est qu’il n’en existe pas de traduction dans leur langue maternelle. Et pourtant, elle est très commune en français, tant à l’oral qu’à l’écrit, car c’est aussi un procédé de rhétorique. En effet, elle permet d’ajouter une autre cause à une cause première qui peut être exprimée ou sous-entendue (cas d’ailleurs très fréquent) ; on peut donc, grâce à elle, renforcer un argument.

Elle n’est jamais en tête de phrase et se place à l’intérieur de la phrase. Elle est souvent associée à des termes comparatifs :

–       d’autant plus/moins + adjectif + que
–       d’autant plus/moins de + nom + que
–       d’autant (plus/moins) que + proposition

Voici quelques exemples pour comprendre l’utilisation de cette conjonction.

Le candidat élu était d’autant plus heureux qu’il pensait ne pas pouvoir gagner.

Cause première à son bonheur (non exprimée, mais implicite) : son élection ; cause seconde : c’est une surprise pour lui, il pensait perdre.

Durant l’épreuve, le cycliste avait d’autant moins de force qu’il s’était mal alimenté la veille.

Cause première à sa fatigue (non exprimée, mais implicite) : son effort physique durant la course ; cause seconde : sa mauvaise alimentation.

Je ne vous en veux pas du tout, d’autant (plus) que personne n’est à l’abri d’une erreur.

Cause première (non exprimée, même implicitement) : je ne suis pas rancunier par nature ; cause seconde : je sais que tout le monde peut faire des erreurs.

C’est tout pour cette année. Nous continuons à travailler au mois de juillet mais le blog prend ses vacances !

Bon été à tous !

Étiquettes: , , , ,

L’argent et les Français

Comment paient les Français ? En utilisant les mêmes moyens de paiements qu’en Espagne ; ils ont toutefois leurs préférences.

Pour payer les achats courants, les Français utilisent des espèces, c’est à dire les pièces de monnaie et les billets de banque en euros. Ils sont cependant nombreux à payer encore par chèque : en France, le quart des paiements se faisaient par ce moyen en 2006 (moyenne européenne : 9% et 3,5% pour l’Espagne). C’est qu’il existe un dispositif original : en France, tout chèque d’un montant inférieur ou égal à 15 € doit être payé, qu’il y ait ou non la provision nécessaire sur le compte tiré.

Bien sûr, ils utilisent de plus en plus et pour la plupart de leurs achats la carte bancaire (qu’ils appellent souvent « carte bleue » car la carte visa, majoritairement utilisée, est de cette couleur).

Qu’en est-il de la pratique du pourboire ? Le pourboire n’est plus obligatoire en France car il a été inclus dans l’addition : le service est donc toujours compris. Cela explique, d’ailleurs, le fait que les Français soient perçus comme « avares » à l’étranger : très souvent, ils ne pensent pas une seconde que le salaire du serveur dans un restaurant dépend en grande partie du pourboire qu’ils pourront laisser.

Nos cours de français en entreprises, c’est aussi apprendre cela !

Étiquettes: ,