Travailler la prosodie en cours de français langue étrangère

En français, à l’oral, il existe une composante fondamentale : la prosodie. Qu’est-ce que c’est donc ? Ce sont les règles d’accent, de rythme, de mélodie, de débit et de pauses. Ces règles peuvent être obligatoires, comme celle de l’accent final de groupe :

Je vais au cinéma demain soir.

ou optionnelles, comme celle de l’intonation montante pour la question

Tu vas au cinéma demain soir ?

En cours de français langue étrangère, il est indispensable d’étudier puis de maîtriser un minimum ces outils afin de pouvoir communiquer efficacement en français.

Mais on oublie trop souvent que cette même prosodie nous permet d’exprimer nos sentiments. Grâce au rythme, à la mélodie, aux pauses, etc., vous transmettez vos émotions à votre interlocuteur. Chaque langue possède des moules prosodiques prêts à l’emploi. Une même phrase aura donc une multitude de significations selon qu’elle sera dite de telle ou telle manière. En général, les étudiants en français langue étrangère ne connaissent que deux schémas prosodiques : ceux de l’affirmation et de la question.

Et pourtant, il en existe beaucoup d’autres ! Aujourd’hui, en guise de sensibilisation, nous vous proposons sept modèles prosodiques visant à exprimer, en français, sept émotions/sentiments de base.  Voici donc sept manières de dire : « Il va neiger demain. »

 

 

  1. Affirmation neutre
  2. Question neutre
  3. Vérification (n’est-ce pas ! j’ai bien compris ?)
  4. Surprise (je ne savais pas)
  5. Incrédulité, doute
  6. Insistance devant scepticisme (puisque je te dis)
  7. Affolement (mes beaux géraniums vont y passer !)

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La voiture de fonction : un exemple d’avantage en nature en France

Il n’est pas rare qu’une entreprise fournisse à un salarié une voiture de fonction ; celle-ci est considérée, en droit fiscal, comme un avantage en nature. Il s’agit en effet d’un avantage (mise à disposition d’un bien, d’un service, voire avantage en espèces) destiné à couvrir une dépense personnelle, privée ou professionnelle, du salarié. Cette mise à disposition est soit gratuite, soit moyennant une participation du salarié inférieure à leur valeur réelle : en France, elle est donc assimilée à un complément de rémunération. À ce titre, cet avantage est soumis à cotisations sociales et à l’impôt sur le revenu.

On cumule toutes les dépenses de l’année (cotisations d’assurance, entretien, frais de carburant, intérêts de l’emprunt s’il y en a un ou un leasing, taxe sur les voitures de tourisme des sociétés, frais de carte grise pour la première année) puis on calcule l’avantage en nature en y appliquant un coefficient de kilométrage (ce qui suppose un relevé constant) : kilométrage privé/kilométrage total. Seuls les kilométrages privés seront des avantages en nature.

Le paiement des repas et d’un logement de fonction, ainsi que la mise à disposition d’outils de communication (téléphone mobile, ordinateur, accès internet, etc.) sont également considérés comme des avantages en nature.

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Exprimer le but grâce au connecteur « histoire de »

Il y a, dans l’enseignement du français langue étrangère, quelques mots ou expressions qui sont de grands oubliés. Pourquoi un tel oubli ? Parce qu’ils sont souvent uniquement utilisés à l’oral (et appartiennent donc au registre informel) et que la langue d’apprentissage est encore trop fréquemment la langue écrite.

C’est le cas du connecteur logique « histoire de ». À l’oral, « histoire de » concurrence fortement « pour » ; certains locuteurs semblent même ne connaître que lui : « histoire de » se convertit en un véritable tic de langage. Comme « pour », il introduit le but. Cependant, contrairement à lui, il ne peut être suivi d’un substantif. Vous devrez donc obligatoirement le faire suivre d’un verbe à l’infinitif.

Je les ai rappelés hier, histoire de voir s’ils se souvenaient de moi.

Nous sommes allés au parc Monceau, histoire de nous aérer un peu.

En général, le locuteur marque une brève pause juste avant le connecteur « histoire de » (ce que nous avons signalé ici par la virgule).

À l’écrit, « histoire de » n’est pratiquement jamais utilisé, ce serait trop informel. On lui préfère « pour », « afin de », « de façon que », etc.

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