Les étrennes à Noël

Si vous vous trouvez en France durant le mois de décembre, ne soyez pas surpris de voir le facteur ou un pompier en belle tenue militaire sonner à votre porte. À cette époque, il est d’usage d’offrir des étrennes à certains corps de métier travaillant pour la collectivité. Éboueurs, facteurs et pompiers passent alors dans chaque maison pour proposer généralement des calendriers de l’année qui vient. Ceux-ci sont ensuite bien vite oubliés au fond d’un tiroir ou derrière une porte tant ils sont horribles et kitschs : photos de petits chatons sur fond rose, portrait devant la caserne de l’adjudant-chef des pompiers, etc.

Même si chacun est libre d’acheter ou non le calendrier proposé, la majorité des gens se plient à la tradition. Car c’est un moyen, pour ces employés peu rémunérés, d’avoir un complément de salaire pour la fin de l’année. Quant aux concierges, les copropriétaires leur laissent en général une enveloppe dans laquelle ils ont glissé un chèque ou quelques billets.

La question qui taraude beaucoup de Français, à cette époque, est : combien donner ? Le prix d’achat du calendrier est en effet laissé à la discrétion de chacun. La réponse est simple : en fonction de vos moyens.

Tous les métiers travaillant pour la collectivité ne bénéficient pas de cette tradition. Il y a quelques années, une chaine de télévision avait organisé en caméra cachée le démarchage de policiers en uniforme qui proposaient également des calendriers : ils avaient été en général très mal reçus par la population !!

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La crèche interentreprise

En France, si les grandes entreprises disposent de leur propre crèche, il est souvent plus simple –et moins coûteux- pour une PME d’opter pour la solution de la crèche interentreprise, créée en partenariat avec d’autres sociétés environnantes ou avec des collectivités locales.

Depuis la loi de finance 2004, différentes aides favorisent la création de crèches interentreprises. Une place coûte entre 10 et 12.000 euros par an en moyenne. Sur ce montant, par le biais du contrat Enfance-Entreprise, les Caisses d’Allocations Familiales (CAF) prennent à leur charge 50 à 70 % de ce montant. Cette aide est versée directement à l’entreprise.

A cela, s’ajoutent des aides fiscales. Les dépenses de l’entreprise pour le fonctionnement de la crèche sont déductibles des résultats imposables, soit une économie d’environ 3.000 euros. Enfin, il est possible d’appliquer un crédit d’impôt de l’ordre de 25 % de la somme non financée par la CAF (environ 750 euros). In fine, le coût pour l’entreprise est de l’ordre de 1.500 à 2.000 euros par an et par place en crèche. Cela correspond environ à 150-200 euros par mois par salarié ayant un enfant placé.

Véritable avantage social pour le salarié, la crèche interentreprise présente aussi de nombreux intérêts pour l’employeur, au-delà de l’image jeune et dynamique qu’elle véhicule avec ce service à valeur ajoutée. Avec le développement des horaires à temps partiel ou atypiques, il devient de plus en plus compliqué pour le salarié de concilier vie professionnelle et vie privée. Fournir ce type de prestation est souvent un avantage compétitif majeur pour convaincre une personne de venir travailler chez vous. C’est aussi une solution pour améliorer l’égalité professionnelle entre hommes et femmes et un atout non négligeable pour le recul des coûts cachés comme les retards au bureau ou l’absentéisme.

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Les loisirs des Français

Le week-end, allez savoir pourquoi, deux des passe-temps favoris des Français sont le bricolage et le jardinage. Peut-être parce que le rêve de bon nombre d’entre eux –et qu’ils réalisent dès que cela leur est possible- est de posséder une maison individuelle avec un petit jardin et de s’en occuper amoureusement. Leur frénésie est telle que depuis plusieurs dizaines d’années, on assiste en France à une multiplication des titres de presse et des émissions de télévisions consacrés au jardinage et au bricolage.

Bricolage et jardinage sont si ancrés dans la société que la population est divisée entre ceux qui aiment bricoler/jardiner et ceux qui n’aiment pas. Chacun est souvent invité à se positionner quant à ces deux occupations et vous verrez qu’un Français, dans le cours de la conversation, finira toujours par vous dire : « J’adore jardiner ! » ou : « Moi, je n’aime pas bricoler ! »

Le samedi, de nombreux Français se ruent donc dans les magasins immenses qui sont spécialisés dans ces deux activités ; ils y passent des heures. En Espagne, beaucoup de grandes chaines de magasins du bricolage, qu’on ne citera pas, sont d’ailleurs françaises.

Les mots bricolaje et jardinería viennent du français. Le mot bricolage est construit sur le substantif d’origine italienne bricole, qui désignait au XIIème siècle un type de catapulte. Jardinage vient lui du gallo-romain hortus gardinus, c’est à dire « jardin enclos ».

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Prononciation de la graphie oi en français

Comment se prononce la graphie oi ? le e latin est d’abord devenu, en Gaule, ei. Par exemple, me est logiquement devenu mei. Au début du XIIème siècle, cette diphtongue s’est de nouveau transformée en oi ; mei se prononçait et s’écrivait moi. C’est d’ailleurs l’orthographe actuelle du français.

Mais si la graphie s’est figée voilà déjà un millénaire, la langue parlée a continué d’évoluer et l’orthographe n’a plus correspondu à la phonétique. À la fin du XIIème siècle oi s’est prononcée /oé/ puis /oè/. Si vous allez au Québec, c’est d’ailleurs comme ça qu’on prononce.

À la fin du XVème siècle, le peuple de Paris commence à prononcer /wa/ ; cette prononciation se répand bientôt à tout le pays et à la Révolution seuls les aristocrates continuent à prononcer /oè/. Plus tard, un célèbre épisode de l’histoire de France montre à quel point la prononciation /wa/ était devenue majoritaire. À la Restauration, en 1814, lors de sa montée sur le trône, Louis XVIII aurait prononcé : « Le Roè, c’est moè », ce qui lui aurait valu bon nombre de railleries.

Mais attention ! à la même époque, oi, dans certains mots, commence à se prononcer non pas /wa/ mais /è/. On a alors changé la graphie pour ai. C’est pour cette raison, par exemple, qu’il existe le mot « français » et le prénom « François » : le premier, à l’inverse du second, a subi la réforme de l’orthographe, ils se prononcent différemment mais sont d’origine commune.

Bref, depuis cette époque, aucun autre changement de prononciation n’est venu changer le cours des choses, et voilà pourquoi la graphie oi se prononce encore aujourd’hui /wa/ !

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Expression de l’opposition : Bien que, Quoique et Malgré

Nous avons déjà abordé dans ce blog l’expression de l’opposition en français (voir notre post sur mais et quand même ainsi que celui sur pourtant). Il existe d’autres connecteurs logiques qui introduisent l’opposition.

Bien que et quoique sont synonymes (quoique est peut-être moins employé à l’oral que bien que, mais cela dépend du locuteur et de sa région d’origine) ; l’unique difficulté dans leur utilisation est qu’il vous faudra conjuguer le verbe qui les suit au subjonctif.

Bien que [=quoique] nous lui ayons conseillé d’appeler un réparateur, il a préféré le faire lui-même.

Attention à ne pas confondre quoique et quoi que ! Erreur commune, les deux expressions étant suivies du subjonctif. Quoi que signifie quel que soit, peu importe, comme dans :

Quoi que je fasse, elle n’est jamais contente.

C’est à dire : Peu importe ce que je fais, elle n’est pas contente.

Vous pouvez aussi introduire l’opposition avec malgré. Mais vous devez veiller à le faire suivre d’un substantif :

Malgré la pluie, le picnic est maintenu.

La locution malgré que (suivi du subjonctif) est en principe incorrecte (c’est ennuyeux pour les Catalans, parce qu’elle présente l’avantage d’être très proche du malgrat que !). Toutefois, une majorité de Français l’utilisant, on peut difficilement la refuser aux étudiants de français langue étrangère ! Malgré que est donc un synonyme de bien que et de quoique.

Malgré que nous lui ayons conseillé d’appeler un réparateur, il a préféré le faire lui-même.

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Se saluer au Québec (2)

Nous avions déjà abordé voilà quelque temps la question des salutations au Québec. Il nous restait à apporter quelques précisions, ce que nous faisons aujourd’hui.

Dans la « Belle province » (Québec), il est d’usage de saluer en disant « Allô ! » au lieu de « Bonjour ! ». Cela risque de surprendre de nombreux francophones, qui réservent « Allô ! » aux conversations téléphoniques. « Allô ! » et « Salut ! » sont les salutations les plus courantes au Québec ; « Bonjour ! » est considéré comme étant plus (voire trop) distant.

Les Québécois utilisent aussi le « Tu » beaucoup fréquemment que les autres francophones, et notamment les Français. Même dans des situations formelles, l’usage est de tutoyer ; vous ne risquez donc pas de faire un faux-pas : le « tu » ne pourra jamais être considéré comme trop familier et partant impoli. C’est que, quoi qu’on dise, l’influence de l’anglais au Québec se fait souvent sentir. Ici, la diffusion du « tu » s’explique par l’utilisation et l’influence du « you » anglais.

Cette influence explique d’ailleurs un autre usage : les Québécois répondent à « Merci ! » par « Bienvenue ! » (là où les autres francophones répondraient un « De rien » ou « Je vous/t’en prie »). Il faut tout simplement voir là la traduction littérale de l’anglais « You’re welcome ».

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La retraite en France

Le régime des retraites est basé, en France comme en Espagne, sur le principe de la répartition, les cotisations des actifs servant à payer les pensions versées aux retraités. La diminution du nombre d’actifs par retraité a conduit les pouvoirs publics à des réformes du régime des retraites : celles-ci se sont multipliées ces vingt dernières années. C’est pourquoi il est parfois difficile de savoir où on en est à l’heure actuelle.

Aujourd’hui, la dernière réforme a décidé de relever progressivement (sur six ans) l’âge légal de départ à la retraite de 60 à 62 ans. De plus, l’âge de départ sans décote lorsque la durée de cotisation n’est pas atteinte passe de 65 à 67 ans. Pour les personnes nées après 1955, la durée de cotisation pour percevoir le taux plein a été rallongée : elle est maintenant de 41 ans et demie.

Le nouveau Président de la République, François Hollande a promis de revenir à la retraite à 60 ans pour les personnes exerçant des métiers pénibles : celles qui travaillent la nuit, celles qui portent des charges lourdes, etc. Nous verrons dans les prochains mois si le gouvernement adopte cette réforme.

De toute manière, d’autres réformes devraient se succéder : de nombreux économistes expliquent que le système des retraites ne pourra pas être financé à l’avenir si l’âge légal de départ et la durée de cotisation ne sont pas de nouveau allongés dans les prochaines années…

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Reprise des cours de français en entreprises

Comme chaque année, nos cours de français en entreprises reprennent début septembre. Dans un contexte économique particulièrement difficile, nous sommes heureux de pouvoir continuer à nous développer.

C’est que les entreprises espagnoles et catalanes cherchent à maintenir leur activité en augmentant leurs exportations, notamment vers la France : selon la note de conjoncture de la chambre de commerce de Barcelone, en 2011, celles-ci ont augmenté de 20 % en Catalogne et de 13,3 % en Espagne.  Au delà de la France, c’est aussi les pays voisins du sud qui sont visés ; ils représentent souvent de nouveaux marchés et sont majoritairement francophones : au Maghreb (Maroc, Algérie, Tunisie), la lingua franca reste le français. Maîtriser cette langue est donc capital pour le proche avenir de ces entreprises.

Il faut enfin rappeler qu’en 2011 la France a été le 4ème pays investisseur en Catalogne et en Espagne. Seuls les Pays‐Bas, le Luxembourg et la Suisse (ces deux derniers étant des pays francophones) ont dépassé la France comme principal investisseur en Catalogne.

Nous sommes heureux de compter Altamira parmi nos nouveaux clients ; Roquette Laisa, Quimidroga, PAU Education, le Consell Catalá de l’Esport, le Síndic de Greuges, le Departament de la Presidència de la Generalitat et Acc1ó nous font à nouveau confiance pour leurs cours de français. Que l’agence institutionnelle chargée de promouvoir les entreprises catalanes à l’international (Acc1ó) nous fasse confiance nous semble particulièrement significatif : nous y voyons un gage de notre sérieux et de notre compétence. Comme chaque année, nous ferons tout pour nous montrer à la hauteur des besoins de nos clients.

Bonne rentrée avec Voilà !

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Exprimer la cause avec « d’autant… que »

Les étudiants en français langue étrangère ont traditionnellement des difficultés à utiliser (voire comprendre) la conjonction « d’autant… que ». La raison principale est qu’il n’en existe pas de traduction dans leur langue maternelle. Et pourtant, elle est très commune en français, tant à l’oral qu’à l’écrit, car c’est aussi un procédé de rhétorique. En effet, elle permet d’ajouter une autre cause à une cause première qui peut être exprimée ou sous-entendue (cas d’ailleurs très fréquent) ; on peut donc, grâce à elle, renforcer un argument.

Elle n’est jamais en tête de phrase et se place à l’intérieur de la phrase. Elle est souvent associée à des termes comparatifs :

–       d’autant plus/moins + adjectif + que
–       d’autant plus/moins de + nom + que
–       d’autant (plus/moins) que + proposition

Voici quelques exemples pour comprendre l’utilisation de cette conjonction.

Le candidat élu était d’autant plus heureux qu’il pensait ne pas pouvoir gagner.

Cause première à son bonheur (non exprimée, mais implicite) : son élection ; cause seconde : c’est une surprise pour lui, il pensait perdre.

Durant l’épreuve, le cycliste avait d’autant moins de force qu’il s’était mal alimenté la veille.

Cause première à sa fatigue (non exprimée, mais implicite) : son effort physique durant la course ; cause seconde : sa mauvaise alimentation.

Je ne vous en veux pas du tout, d’autant (plus) que personne n’est à l’abri d’une erreur.

Cause première (non exprimée, même implicitement) : je ne suis pas rancunier par nature ; cause seconde : je sais que tout le monde peut faire des erreurs.

C’est tout pour cette année. Nous continuons à travailler au mois de juillet mais le blog prend ses vacances !

Bon été à tous !

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L’argent et les Français

Comment paient les Français ? En utilisant les mêmes moyens de paiements qu’en Espagne ; ils ont toutefois leurs préférences.

Pour payer les achats courants, les Français utilisent des espèces, c’est à dire les pièces de monnaie et les billets de banque en euros. Ils sont cependant nombreux à payer encore par chèque : en France, le quart des paiements se faisaient par ce moyen en 2006 (moyenne européenne : 9% et 3,5% pour l’Espagne). C’est qu’il existe un dispositif original : en France, tout chèque d’un montant inférieur ou égal à 15 € doit être payé, qu’il y ait ou non la provision nécessaire sur le compte tiré.

Bien sûr, ils utilisent de plus en plus et pour la plupart de leurs achats la carte bancaire (qu’ils appellent souvent « carte bleue » car la carte visa, majoritairement utilisée, est de cette couleur).

Qu’en est-il de la pratique du pourboire ? Le pourboire n’est plus obligatoire en France car il a été inclus dans l’addition : le service est donc toujours compris. Cela explique, d’ailleurs, le fait que les Français soient perçus comme « avares » à l’étranger : très souvent, ils ne pensent pas une seconde que le salaire du serveur dans un restaurant dépend en grande partie du pourboire qu’ils pourront laisser.

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