Faire un stage en France

De nombreux diplômes exigent d’avoir effectué un stage de plusieurs mois en entreprise, dans le domaine concerné. Une convention doit être signée entre l’organisme d’accueil, le stagiaire, et l’organisme de formation. Le stagiaire n’est pas considéré comme un salarié et n’en a donc pas les droits. Depuis le 1er septembre 2010, les stages en entreprise doivent être intégrés à un cursus pédagogique, aussi la limitation de durée de 6 mois n’est plus applicable à compter de cette date.

C’est d’ailleurs la principale plainte des organisations estudiantines : cette absence de plafond ne permet plus d’empêcher que les stages ne se transforment en emplois déguisés. De fait, même si la loi précise que « le stage ne doit pas être fait pour remplacer un salarié en cas d’absence, de suspension de son contrat de travail ou de licenciement, pour exécuter une tâche régulière correspondant à un poste de travail permanent, pour faire face à un accroissement temporaire de l’activité de l’entreprise, ou pour occuper un emploi saisonnier », certaines entreprises ne respectent pas ce dispositif.

Le versement d’une gratification de stage est obligatoire si la durée du stage est supérieure à deux mois consécutifs. Elle est au minimum égale à 12% du plafond horaire fixé par la Sécurité Sociale, soit 30% du SMIC environ. En 2011, elle est de 417,09 €. Cette gratification n’est pas fonction du diplôme et est la même quel que soit le niveau d’études. Pour certains, il serait judicieux de ne pas mettre en concurrence des étudiants de 20 ans inexpérimentés et des étudiants de 27 ans ayant déjà plus d’un an de stage à leur actif.

Nos cours de français en entreprises, c’est aussi apprendre cela !

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Petit cours sur les contractions à l’oral en français

Tous les apprenants en font l’expérience : le français ne se prononce pas comme il s’écrit. C’est que le code oral et le code écrit, à l’inverse des autres langues latines, s’écartent à la manière de deux continents. Certes, nous ne sommes pas dans la situation de l’arabe, qui voit coexister l’arabe littéraire –lingua franca parmi tous les Arabes cultivés- et ses variantes orales et locales (au Maroc, en Tunisie, en Algérie, etc.). Mais nous y tendons.

C’est que, pour faire vite, l’orthographe du français s’est fixée au XVIIème siècle alors que sa prononciation n’a cessé d’évoluer et de se modifier. C’est d’ailleurs pour cette raison que nous accordons une si grande importance à la phonétique durant nos cours de français.

Quelques règles sont donc utiles à l’heure de parler et comprendre à l’oral une langue comme le français. Non seulement « ne », dans la négation « ne… pas » est systématiquement éludé, mais certains sons disparaissent si la situation n’est pas formelle (c’est à dire la majorité des cas).

Excepté dans le sud du pays, le e final tombe, même devant une consonne, dans me, te, se, le, de et je. Attention toutefois : « je » devient donc « j’ » mais se prononce « ch » : j’pars se dit « chpar » ; de la même façon, « de » devient « d’ » mais se prononce « t » : Beaucoup d’farine se dit « bocoutfarine ».   D’autres voyelles finales tombent, devant une voyelle seulement : le i du pronom relatif qui (« c’est toi qu’as fait ça ? »), et le u de tu (« T’es parti quand ? »).

Enfin, certaines consonnes finales ont tendance elles aussi à disparaître : le l dans il, ils, elle, elles, et plus : par exemple, elles sont parties devient « è sont parties » ; il disparaît carrément dans l’expression il y a, qui se prononce tout simplement « ya ».

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