Comment désigner les personnes avec qui on travaille ?

La façon de désigner les personnes avec lesquelles on entretient un rapport hiérarchique dans le travail a changé il y a une quinzaine d’années. Pendant longtemps, le responsable de service a appelé les personnes qui travaillaient sous ses ordres ses « subordonnés », c’est à dire : qui dépendent hiérarchiquement d’une personne de rang plus élevé. Depuis qu’on essaie, à l’exemple des anglo-saxons, de réduire la distance hiérarchique au travail, « subordonné » est devenu péjoratif et discriminant.

Le subordonné s’est donc transformé en collaborateur (c’est à dire : personne qui travaille avec d’autres). Certains critiquent ce politiquement correct et y voient là une belle hypocrisie. C’est de toute manière paradoxal d’utiliser un mot qui jusque-là était lui aussi très marqué et péjoratif, et a même été une insulte. En effet, un collaborateur (ou mieux, un « collabo ») a longtemps désigné le partisan et l’artisan de la collaboration avec l’ennemi durant l’occupation allemande de la seconde guerre mondiale.

Inversement, « chef », forme populaire, est de moins en moins employé. « Supérieur hiérarchique » ou « responsable de service » lui sont communément préférés.

Toutefois, pour la personne qui exerce la même fonction qu’une autre ou qui fait partie de la même structure, on use encore et toujours du mot « collègue ». Il faut d’ailleurs souligner que « collègue » ne suppose en aucune façon des relations d’amitié, comme c’est le cas en espagnol et en catalan. Même si, évidemment, un collègue peut aussi devenir un ami.

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Le salaire minimum en France et sa réévaluation

Le Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance, plus connu sous l’abréviation SMIC, est, en France, le salaire minimum horaire en dessous duquel il est interdit de rémunérer un salarié. Il est réévalué au minimum tous les ans au 1er janvier. De plus si l’inflation constatée entre le niveau ayant servi de référence pour la dernière augmentation du SMIC le 1er janvier et le dernier mois connu (N-1) dépasse 2 %, il est automatiquement réévalué au mois N+1 du pourcentage de cette inflation.

C’est pour cette raison qu’il n’y a pas eu de réévaluation automatique en juillet, août et septembre derniers : l’inflation a été de 1,90% par rapport à novembre 2010 (niveau ayant servi de base pour l’augmentation du 1er janvier 2011).

Son augmentation correspond au minimum à l’inflation constatée l’année précédente, plus 50 % de l’augmentation du pouvoir d’achat du salaire horaire de base ouvrier. Les pouvoirs publics peuvent décider d’une revalorisation supplémentaire.

Depuis le 1er janvier 2011, la valeur du SMIC brut est de 9,00 € par heure en France soit, pour un travail à temps plein de 151,67 heures par mois (semaine de 35 heures), 1 365 € brut mensuel, 1 073 € net. Parmi les pays de l’OCDE, la France a l’un des salaires minima les plus élevés.

Au 1er juillet 2008, il y avait 3,37 millions de « smicards » en France, représentant 14,5 % des salariés.

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