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Cours de Français pour l'entreprise

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Code vestimentaire et chemisette

En France, pour les hommes, le code vestimentaire est des plus classiques dans le monde professionnel. Costume, option cravate, et chemise. Chemise à manches longues, même lorsque la belle saison arrive ? C’est toute la question, si on en croit un récent article du Monde. Selon cet article, si la chemisette semble être le plus banals des vêtements, elle est pourtant une marque de mauvais goût. L’auteur rappelle d’abord qu’elle n’a jamais été une pièce de travail et qu’elle n’est apparue que dans les années 1920, lorsque « l’uniforme masculin classique se retrouvait pour la première fois sujet à contestation ».

Pourquoi donc de « mauvais goût » ? L’auteur explique que « l’amateur de chemisette au travail a de grandes chances de dévoiler son aisselle velue à la première présentation Power Point venue ». On peut penser que c’est somme toute léger comme argument… Quoi qu’il en soit, pour lui, même une cravate ne peut arranger la chose : le mauvais goût y serait alors à son comble. Que faire en période estivale ? Eh bien porter une chemise à manches longues et remonter celles-ci !

Moralité : « La chemisette est à bannir dans un contexte professionnel ». Soyons pourtant réalistes : en France, la chemisette, même moins portée que dans les pays méditerranéens (où certaines personnes les portent y compris pendant l’hiver), a de nombreux adeptes en été.

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Travailler la prosodie en cours de français langue étrangère

En français, à l’oral, il existe une composante fondamentale : la prosodie. Qu’est-ce que c’est donc ? Ce sont les règles d’accent, de rythme, de mélodie, de débit et de pauses. Ces règles peuvent être obligatoires, comme celle de l’accent final de groupe :

Je vais au cinéma demain soir.

ou optionnelles, comme celle de l’intonation montante pour la question

Tu vas au cinéma demain soir ?

En cours de français langue étrangère, il est indispensable d’étudier puis de maîtriser un minimum ces outils afin de pouvoir communiquer efficacement en français.

Mais on oublie trop souvent que cette même prosodie nous permet d’exprimer nos sentiments. Grâce au rythme, à la mélodie, aux pauses, etc., vous transmettez vos émotions à votre interlocuteur. Chaque langue possède des moules prosodiques prêts à l’emploi. Une même phrase aura donc une multitude de significations selon qu’elle sera dite de telle ou telle manière. En général, les étudiants en français langue étrangère ne connaissent que deux schémas prosodiques : ceux de l’affirmation et de la question.

Et pourtant, il en existe beaucoup d’autres ! Aujourd’hui, en guise de sensibilisation, nous vous proposons sept modèles prosodiques visant à exprimer, en français, sept émotions/sentiments de base.  Voici donc sept manières de dire : « Il va neiger demain. »

  1. Affirmation neutre
  2. Question neutre
  3. Vérification (n’est-ce pas ! j’ai bien compris ?)
  4. Surprise (je ne savais pas)
  5. Incrédulité, doute
  6. Insistance devant scepticisme (puisque je te dis)
  7. Affolement (mes beaux géraniums vont y passer !)

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La voiture de fonction : un exemple d’avantage en nature en France

Il n’est pas rare qu’une entreprise fournisse à un salarié une voiture de fonction ; celle-ci est considérée, en droit fiscal, comme un avantage en nature. Il s’agit en effet d’un avantage (mise à disposition d’un bien, d’un service, voire avantage en espèces) destiné à couvrir une dépense personnelle, privée ou professionnelle, du salarié. Cette mise à disposition est soit gratuite, soit moyennant une participation du salarié inférieure à leur valeur réelle : en France, elle est donc assimilée à un complément de rémunération. À ce titre, cet avantage est soumis à cotisations sociales et à l’impôt sur le revenu.

On cumule toutes les dépenses de l’année (cotisations d’assurance, entretien, frais de carburant, intérêts de l’emprunt s’il y en a un ou un leasing, taxe sur les voitures de tourisme des sociétés, frais de carte grise pour la première année) puis on calcule l’avantage en nature en y appliquant un coefficient de kilométrage (ce qui suppose un relevé constant) : kilométrage privé/kilométrage total. Seuls les kilométrages privés seront des avantages en nature.

Le paiement des repas et d’un logement de fonction, ainsi que la mise à disposition d’outils de communication (téléphone mobile, ordinateur, accès internet, etc.) sont également considérés comme des avantages en nature.

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Exprimer le but grâce au connecteur « histoire de »

Il y a, dans l’enseignement du français langue étrangère, quelques mots ou expressions qui sont de grands oubliés. Pourquoi un tel oubli ? Parce qu’ils sont souvent uniquement utilisés à l’oral (et appartiennent donc au registre informel) et que la langue d’apprentissage est encore trop fréquemment la langue écrite.

C’est le cas du connecteur logique « histoire de ». À l’oral, « histoire de » concurrence fortement « pour » ; certains locuteurs semblent même ne connaître que lui : « histoire de » se convertit en un véritable tic de langage. Comme « pour », il introduit le but. Cependant, contrairement à lui, il ne peut être suivi d’un substantif. Vous devrez donc obligatoirement le faire suivre d’un verbe à l’infinitif.

Je les ai rappelés hier, histoire de voir s’ils se souvenaient de moi.

Nous sommes allés au parc Monceau, histoire de nous aérer un peu.

En général, le locuteur marque une brève pause juste avant le connecteur « histoire de » (ce que nous avons signalé ici par la virgule).

À l’écrit, « histoire de » n’est pratiquement jamais utilisé, ce serait trop informel. On lui préfère « pour », « afin de », « de façon que », etc.

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Offrir des fleurs à ses hôtes

Imaginons : vous êtes invités à déjeuner chez un collègue, client ou fournisseur français avec qui, au fil du temps, vous avez lié amitié. Vous êtes en France. Vous avez bien intégré les règles de la ponctualité (voir notre post précédent) et, après quelques calculs savants, vous prévoyez d’arriver chez votre hôte environ 15mn après l’heure qu’il vous a donnée.

Tout est au point. Excepté une seule chose : qu’allez-vous apporter ? Ne proposez pas d’apporter une bouteille de vin ! Si cela se fait de plus en plus parmi les jeunes, cela reste très informel. De toute manière, comme vous ne savez pas ce que vous mangerez, vous ne pourrez pas, par définition, choisir le vin le plus approprié au repas. Ne proposez pas non plus d’apporter le dessert –et notamment cette fameuse tarte tatin qui vous réussit si bien. C’est encore trop informel.

Quoi donc alors ? Vous ne pouvez pas, comme on dit, « arriver les mains vides ». C’est bien simple : offrez des fleurs, celles que vous voudrez. Il suffit de passer devant un fleuriste le samedi ou dimanche (jours traditionnels des réunions de famille) pour s’apercevoir à quel point cette tradition est bien vivante en France : il y a souvent la queue. Prévoyez donc un peu de marge (si vous ne voulez pas arriver chez vos hôtes 30mn en retard et enfreindre cette fois-ci la première règle…).

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Louer un étudiant, une solution qui fait polémique

En France, un nouveau site internet propose une nouvelle formule qui est pour le moins originale : louer un étudiant ! Pour ce dernier, c’est l’occasion de valoriser ses compétences par une réalisation concrète d’une durée limitée, en recevant un salaire plus élevé que celui d’un stage (dont nous avons relever les abus dans un précédent post). Pour l’entreprise, c’est la possibilité d’obtenir un service pratique et économique tout en s’évitant le recours à une agence spécialisée ou à des prestataires « installés » et forcément plus chers.

Comment cela fonctionne-t-il ? C’est assez simple : sur la plateforme du site, l’entreprise propose une mission et choisit ensuite le candidat avec le profil le plus adapté (formation, expérience, évaluations des précédentes missions, etc.).

L’étudiant, qui doit lors de la création de son profil sur le site prendre le statut d’autoentrepreneur, propose lui-même les tarifs de ses prestations, l’entreprise de son côté pouvant choisir de payer à l’heure ou au forfait. Chaque mission fait l’objet d’un contrat de prestation, sans lien de subordination entre l’étudiant et l’entreprise, le site servant d’intermédiaire.

Pourtant, cette solution ne fait pas l’unanimité. Pour certains, “louer un étudiant” atteste que pour beaucoup la précarisation est désormais une situation normale et contribue à tirer plus encore vers le bas les rémunérations.

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Signification de : ailleurs, par ailleurs, d’ailleurs

Beaucoup d’apprenants en français confondent trois expressions qui se ressemblent beaucoup, car elles sont construites à partir du même mot : ailleurs ; ce sont « ailleurs », « par ailleurs » et « d’ailleurs ».
« Ailleurs » est un adverbe qui signifie « en un autre lieu », ce qui pourrait se traduire par :

Le restaurant où nous avons l’habitude d’aller était complet, nous sommes donc allés ailleurs.

« Par ailleurs » et « d’ailleurs » sont des connecteurs logiques. « En outre » ou « d’autre part » sont des synonymes de « par ailleurs ». Cette locution introduit un complément d’information à une affirmation.

L’inscription au club de ping-pong vous permet d’accéder à toutes les installations sportives. Par ailleurs, grâce à elle, vous bénéficierez d’une réduction dans le magasin de sport du quartier.

« D’ailleurs » vient renforcer l’affirmation donnée précédemment :

Il est vrai qu’il aime écrire. D’ailleurs, c’est assez normal puisqu’il vient d’une famille d’écrivains.

Le problème tient à ce que la nuance entre ces deux derniers mots n’est pas facile : parfois les deux sont possibles !

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La grève en France : 2. Exercice et droit

Depuis 1946, le droit de grève en France est le droit reconnu et garanti par la Constitution à tout salarié de cesser le travail pour manifester un désaccord ou revendiquer des améliorations d’ordre professionnel.

Pour être licite et pour que l’employé gréviste soit protégé, une grève doit remplir certaines conditions :

- le mouvement de grève doit être collectif : à partir de deux personnes dans une entreprise quand cette dernière est seule concernée, ou à partir d’une personne dans le cadre d’un mouvement dépassant la seule entreprise

- le salarié en grève doit cesser totalement le travail

- des revendications d’ordre professionnel doivent être posées, par exemple l’amélioration des conditions de travail ou du salaire.

Par ailleurs, dans la fonction publique, un préavis de grève précis doit être envoyé 5 jours francs (hors fêtes et week-end) auparavant aux autorités hiérarchiques. Il en va de même dans les services publics et cela qu’ils soient assurés par des entreprises tant publiques que privées (les transports urbains par exemple). Aucun préavis n’est requis pour les autres entreprises du privé.

En matière de nombre annuel de jours de grève, on pense généralement que la France détient la palme européenne : si elle se situe en effet en deuxième position, elle n’est cependant pas la première : le pays où on fait le plus la grève est pour le moins inattendu : c’est le Danemark ! L’Espagne, elle, est tout de même cinquième !

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La grève en France : 1. Étymologie

Deux billets ne seront pas de trop pour parler de ce que certains ont parfois décrié comme un sport national français: l’exercice du droit de grève. Nous verrons aujourd’hui l’étymologie de l’expression, que même beaucoup de Français ignorent.

L’actuelle place de l’Hôtel de Ville à Paris s’est longtemps appelée la place de Grève ou la Grève. Cette place devait son nom à son emplacement, situé en bord de Seine : une grève désigne, encore aujourd’hui, un rivage de sable et de gravier. Les ouvriers sans travail s’y réunissaient, c’est là que les entrepreneurs venaient les embaucher. « Faire grève », « être en grève », c’était donc se tenir sur la place de Grève en attendant de l’ouvrage, suivant l’habitude de plusieurs corps de métiers parisiens, ou plus généralement « chercher du travail ».

Quand les ouvriers, mécontents de leur salaire, refusaient de travailler à ces conditions, ils se « mettaient en grève », c’est-à-dire qu’ils retournaient sur la place de Grève en attendant qu’on vienne leur faire de meilleures propositions. « Faire grève » et « se mettre en grève » ont fini par prendre le sens d’abandonner le travail pour obtenir une augmentation de salaire.

Le mot « grève » a été finalement retenu pour désigner la cessation volontaire, collective et concertée du travail par les salariés afin d’exercer une pression sur le chef d’entreprise ou les pouvoirs publics (ce qui est devenu licite après l’abolition du délit de coalition en 1864).

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Les gestes des Français (2)

Nous continuons à voir ensemble la signification de quelques gestes des Français.

Le bout des cinq doigts qui se rejoignent et orientés vers le haut : ce geste ponctue le discours et montre que ce que vous dites est très important.

En ouvrant la main, la paume vers l’interlocuteur, et en l’agitant légèrement de gauche à droite et de droite à gauche, vous refusez poliment la proposition de votre interlocuteur.

Pour signifier que quelqu’un est fou, on tape légèrement son index contre sa tempe (variante : l’index tourne contre la tempe).

Les deux mains jointes et les doigts emmêlés, les pouces tournant l’un autour de l’autre : vous dites que vous êtes inoccupé, oisif.

La main semble jeter quelque chose par dessus l’épaule. On refuse ainsi de rendre service, ou une proposition qui nous semble exagérée.

Le pouce et l’index forment un petit cercle, les quatre doigts sont ouverts. Ce geste exprime l’appréciation, en particulier pour un plat, une recette de cuisine.

Enfin, voici un geste très vulgaire : le bras est plié, poing fermé et l’autre main vient frapper vigoureusement l’avant bras pour s’y poser. C’est le geste du « bras d’honneur ». C’est l’équivalent du geste où le majeur est tendu (les autres doigts sont repliés) –appelé lui un « doigt d’honneur ». Vous ainsi exprimez votre hostilité ; c’est une insulte.

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BONNE ANNÉE À TOUS !

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