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Cours de Français pour l'entreprise

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La grève en France : 2. Exercice et droit

Depuis 1946, le droit de grève en France est le droit reconnu et garanti par la Constitution à tout salarié de cesser le travail pour manifester un désaccord ou revendiquer des améliorations d’ordre professionnel.

Pour être licite et pour que l’employé gréviste soit protégé, une grève doit remplir certaines conditions :

- le mouvement de grève doit être collectif : à partir de deux personnes dans une entreprise quand cette dernière est seule concernée, ou à partir d’une personne dans le cadre d’un mouvement dépassant la seule entreprise

- le salarié en grève doit cesser totalement le travail

- des revendications d’ordre professionnel doivent être posées, par exemple l’amélioration des conditions de travail ou du salaire.

Par ailleurs, dans la fonction publique, un préavis de grève précis doit être envoyé 5 jours francs (hors fêtes et week-end) auparavant aux autorités hiérarchiques. Il en va de même dans les services publics et cela qu’ils soient assurés par des entreprises tant publiques que privées (les transports urbains par exemple). Aucun préavis n’est requis pour les autres entreprises du privé.

En matière de nombre annuel de jours de grève, on pense généralement que la France détient la palme européenne : si elle se situe en effet en deuxième position, elle n’est cependant pas la première : le pays où on fait le plus la grève est pour le moins inattendu : c’est le Danemark ! L’Espagne, elle, est tout de même cinquième !

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La grève en France : 1. Étymologie

Deux billets ne seront pas de trop pour parler de ce que certains ont parfois décrié comme un sport national français: l’exercice du droit de grève. Nous verrons aujourd’hui l’étymologie de l’expression, que même beaucoup de Français ignorent.

L’actuelle place de l’Hôtel de Ville à Paris s’est longtemps appelée la place de Grève ou la Grève. Cette place devait son nom à son emplacement, situé en bord de Seine : une grève désigne, encore aujourd’hui, un rivage de sable et de gravier. Les ouvriers sans travail s’y réunissaient, c’est là que les entrepreneurs venaient les embaucher. « Faire grève », « être en grève », c’était donc se tenir sur la place de Grève en attendant de l’ouvrage, suivant l’habitude de plusieurs corps de métiers parisiens, ou plus généralement « chercher du travail ».

Quand les ouvriers, mécontents de leur salaire, refusaient de travailler à ces conditions, ils se « mettaient en grève », c’est-à-dire qu’ils retournaient sur la place de Grève en attendant qu’on vienne leur faire de meilleures propositions. « Faire grève » et « se mettre en grève » ont fini par prendre le sens d’abandonner le travail pour obtenir une augmentation de salaire.

Le mot « grève » a été finalement retenu pour désigner la cessation volontaire, collective et concertée du travail par les salariés afin d’exercer une pression sur le chef d’entreprise ou les pouvoirs publics (ce qui est devenu licite après l’abolition du délit de coalition en 1864).

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Les gestes des Français (2)

Nous continuons à voir ensemble la signification de quelques gestes des Français.

Le bout des cinq doigts qui se rejoignent et orientés vers le haut : ce geste ponctue le discours et montre que ce que vous dites est très important.

En ouvrant la main, la paume vers l’interlocuteur, et en l’agitant légèrement de gauche à droite et de droite à gauche, vous refusez poliment la proposition de votre interlocuteur.

Pour signifier que quelqu’un est fou, on tape légèrement son index contre sa tempe (variante : l’index tourne contre la tempe).

Les deux mains jointes et les doigts emmêlés, les pouces tournant l’un autour de l’autre : vous dites que vous êtes inoccupé, oisif.

La main semble jeter quelque chose par dessus l’épaule. On refuse ainsi de rendre service, ou une proposition qui nous semble exagérée.

Le pouce et l’index forment un petit cercle, les quatre doigts sont ouverts. Ce geste exprime l’appréciation, en particulier pour un plat, une recette de cuisine.

Enfin, voici un geste très vulgaire : le bras est plié, poing fermé et l’autre main vient frapper vigoureusement l’avant bras pour s’y poser. C’est le geste du « bras d’honneur ». C’est l’équivalent du geste où le majeur est tendu (les autres doigts sont repliés) –appelé lui un « doigt d’honneur ». Vous ainsi exprimez votre hostilité ; c’est une insulte.

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BONNE ANNÉE À TOUS !

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Les gestes des Français

On croit souvent que les gestes ont la même signification d’une culture à l’autre. Pourtant, tout le monde a en mémoire l’exemple des pays où on hoche la tête de bas en haut pour nier ou refuser, et de droite à gauche pour dire oui… Le langage non verbal est spécifique à chaque culture même si certaines d’entre elles peuvent partager certains gestes.

Voici quelques gestes employés en France.

Les doigts tendus vers l’interlocuteur, serrés les uns contre les autres et tapotant le pouce comme une pince qui s’ouvre et se referme, signifient « Tais-toi ! ». C’est un geste très familier et qui peut être très impoli voire agressif si vous le faites à une personne que vous connaissez peu.

En tendant votre index vers l’œil et en tirant un peu la peau vers le bas, vous dites à votre interlocuteur que vous ne le croyez pas. Vous pouvez accompagner votre geste par les mots : « Mon œil ! ». C’est aussi un geste familier.

En plaçant votre pouce près de l’oreille et l’auriculaire près de la bouche (les autres doigts sont repliés), vous dites « On se téléphone ! ».

Les doigts collés et repliés, qui frottent la joue du côté extérieur de la main, en soufflant légèrement : vous montrez que quelque chose ou quelqu’un vous ennuie. Vous pouvez accompagner votre geste des mots : « Ça/il me rase ! » ou « C’est rasant ! ».

Le poing fermé devant le nez avec une légère rotation : « Il a trop bu, il est ivre ! ».

Il existe beaucoup d’autres gestes ! Nous en reparlerons les prochaines semaines.

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Faire un stage en France

De nombreux diplômes exigent d’avoir effectué un stage de plusieurs mois en entreprise, dans le domaine concerné. Une convention doit être signée entre l’organisme d’accueil, le stagiaire, et l’organisme de formation. Le stagiaire n’est pas considéré comme un salarié et n’en a donc pas les droits. Depuis le 1er septembre 2010, les stages en entreprise doivent être intégrés à un cursus pédagogique, aussi la limitation de durée de 6 mois n’est plus applicable à compter de cette date.

C’est d’ailleurs la principale plainte des organisations estudiantines : cette absence de plafond ne permet plus d’empêcher que les stages ne se transforment en emplois déguisés. De fait, même si la loi précise que « le stage ne doit pas être fait pour remplacer un salarié en cas d’absence, de suspension de son contrat de travail ou de licenciement, pour exécuter une tâche régulière correspondant à un poste de travail permanent, pour faire face à un accroissement temporaire de l’activité de l’entreprise, ou pour occuper un emploi saisonnier », certaines entreprises ne respectent pas ce dispositif.

Le versement d’une gratification de stage est obligatoire si la durée du stage est supérieure à deux mois consécutifs. Elle est au minimum égale à 12% du plafond horaire fixé par la Sécurité Sociale, soit 30% du SMIC environ. En 2011, elle est de 417,09 €. Cette gratification n’est pas fonction du diplôme et est la même quel que soit le niveau d’études. Pour certains, il serait judicieux de ne pas mettre en concurrence des étudiants de 20 ans inexpérimentés et des étudiants de 27 ans ayant déjà plus d’un an de stage à leur actif.

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Petit cours sur les contractions à l’oral en français

Tous les apprenants en font l’expérience : le français ne se prononce pas comme il s’écrit. C’est que le code oral et le code écrit, à l’inverse des autres langues latines, s’écartent à la manière de deux continents. Certes, nous ne sommes pas dans la situation de l’arabe, qui voit coexister l’arabe littéraire –lingua franca parmi tous les Arabes cultivés- et ses variantes orales et locales (au Maroc, en Tunisie, en Algérie, etc.). Mais nous y tendons.

C’est que, pour faire vite, l’orthographe du français s’est fixée au XVIIème siècle alors que sa prononciation n’a cessé d’évoluer et de se modifier. C’est d’ailleurs pour cette raison que nous accordons une si grande importance à la phonétique durant nos cours de français.

Quelques règles sont donc utiles à l’heure de parler et comprendre à l’oral une langue comme le français. Non seulement « ne », dans la négation « ne… pas » est systématiquement éludé (voir notre billet précédent), mais certains sons disparaissent si la situation n’est pas formelle (c’est à dire la majorité des cas).

Excepté dans le sud du pays, le e final tombe, même devant une consonne, dans me, te, se, le, de et je. Attention toutefois : « je » devient donc « j’ » mais se prononce « ch » : j’pars se dit « chpar » ; de la même façon, « de » devient « d’ » mais se prononce « t » : Beaucoup d’farine se dit « bocoutfarine ».   D’autres voyelles finales tombent, devant une voyelle seulement : le i du pronom relatif qui (« c’est toi qu’as fait ça ? »), et le u de tu (« T’es parti quand ? »).

Enfin, certaines consonnes finales ont tendance elles aussi à disparaître : le l dans il, ils, elle, elles, et plus : par exemple, elles sont parties devient « è sont parties » ; il disparaît carrément dans l’expression il y a, qui se prononce tout simplement « ya ».

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Comment désigner les personnes avec qui on travaille ?

La façon de désigner les personnes avec lesquelles on entretient un rapport hiérarchique dans le travail a changé il y a une quinzaine d’années. Pendant longtemps, le responsable de service a appelé les personnes qui travaillaient sous ses ordres ses « subordonnés », c’est à dire : qui dépendent hiérarchiquement d’une personne de rang plus élevé. Depuis qu’on essaie, à l’exemple des anglo-saxons, de réduire la distance hiérarchique au travail, « subordonné » est devenu péjoratif et discriminant.

Le subordonné s’est donc transformé en collaborateur (c’est à dire : personne qui travaille avec d’autres). Certains critiquent ce politiquement correct et y voient là une belle hypocrisie. C’est de toute manière paradoxal d’utiliser un mot qui jusque-là était lui aussi très marqué et péjoratif, et a même été une insulte. En effet, un collaborateur (ou mieux, un « collabo ») a longtemps désigné le partisan et l’artisan de la collaboration avec l’ennemi durant l’occupation allemande de la seconde guerre mondiale.

Inversement, « chef », forme populaire, est de moins en moins employé. « Supérieur hiérarchique » ou « responsable de service » lui sont communément préférés.

Toutefois, pour la personne qui exerce la même fonction qu’une autre ou qui fait partie de la même structure, on use encore et toujours du mot « collègue ». Il faut d’ailleurs souligner que « collègue » ne suppose en aucune façon des relations d’amitié, comme c’est le cas en espagnol et en catalan. Même si, évidemment, un collègue peut aussi devenir un ami.

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Le salaire minimum en France et sa réévaluation

Le Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance, plus connu sous l’abréviation SMIC, est, en France, le salaire minimum horaire en dessous duquel il est interdit de rémunérer un salarié. Il est réévalué au minimum tous les ans au 1er janvier. De plus si l’inflation constatée entre le niveau ayant servi de référence pour la dernière augmentation du SMIC le 1er janvier et le dernier mois connu (N-1) dépasse 2 %, il est automatiquement réévalué au mois N+1 du pourcentage de cette inflation.

C’est pour cette raison qu’il n’y a pas eu de réévaluation automatique en juillet, août et septembre derniers : l’inflation a été de 1,90% par rapport à novembre 2010 (niveau ayant servi de base pour l’augmentation du 1er janvier 2011).

Son augmentation correspond au minimum à l’inflation constatée l’année précédente, plus 50 % de l’augmentation du pouvoir d’achat du salaire horaire de base ouvrier. Les pouvoirs publics peuvent décider d’une revalorisation supplémentaire.

Depuis le 1er janvier 2011, la valeur du SMIC brut est de 9,00 € par heure en France soit, pour un travail à temps plein de 151,67 heures par mois (semaine de 35 heures), 1 365 € brut mensuel, 1 073 € net. Parmi les pays de l’OCDE, la France a l’un des salaires minima les plus élevés.

Au 1er juillet 2008, il y avait 3,37 millions de « smicards » en France, représentant 14,5 % des salariés.

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La reprise des cours de français en entreprise à VOILÀ

Nous voici début septembre et les cours de français vont peu à peu tous reprendre au long du mois. Quimidroga, Roquette, Pau Education, la Présidence de la Generalitat de Catalunya et le Consell Català de l’Esport nous font à nouveau confiance pour 2011-2012. Cette année, deux nouveaux organismes publics, le Síndic de Greuges de Catalunya et le Servei d’Ocupació de Catalunya (SOC), ont également fait appel à nos services.

Dans le contexte économique actuel, où toutes les entreprises et institutions publiques ont dû se résoudre à des coupes sombres dans leur budget, et notamment dans celui de la formation, nous continuons pourtant à nous développer. Ces bons résultats ne sont évidemment pas dus au hasard : dès le commencement de notre activité, nous avions décidé de 4 axes :

  1. Nous concentrer exclusivement sur l’offre de cours de français en entreprises à Barcelone
  2. Veiller à être constamment attentif aux besoins variés et changeants de nos clients
  3. Privilégier le recrutement de professeurs bien formés et motivés
  4. Ajuster au maximum nos prix

Cette politique a été fructueuse et nous bénéficions maintenant d’une solide réputation de qualité. Savoir apprécier ces succès ne nous empêchera pas de chercher, cette année encore, à mieux travailler pour satisfaire nos clients, anciens et nouveaux. Comment ? Tout simplement en remettant constamment en cause nos pratiques et nos croyances !

Bonne année d’études à VOILÀ !

Les abréviations et les sigles en français

Les Français adorent utiliser les abréviations et les sigles, tout simplement pour aller plus vite quand ils parlent. Les mots longs de plus de trois syllabes sont donc aussi souvent que possible impitoyablement écourtés.

Parlons des sigles. La technique consiste à former un mot à partir de lettres initiales. On prononce chaque lettre l’une après l’autre, sur la même base que la phonétique de l’alphabet. Quand on les écrit, en principe on doit placer un point après chaque lettre mais on a de moins en moins tendance à le faire, comme si, justement, le sigle devenait un mot à part entière.

Dans le domaine du lexique lié au français commercial, vous trouverez donc : PDG (Président Directeur Général), un travail en CDI (Contrat à Durée Indéterminée) ou en CDD (Contrat à Durée Déterminée), le SMIC (Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance), DRH (Directeur des Ressources Humaines), etc.

Mais cette folie du sigle a même gagné les noms propres, la ministre des Affaires Étrangères de Sarkozy, qui a dû démissionner en février dernier, s’appelle Michèle Alliot-Marie : trop long ! tout le monde l’appelle donc MAM. Idem pour l’ancien Président de la République, VGE, Valéry Giscard d’Estaing, ou pour désormais le mondialement célèbre, Dominique Strauss-Kahn, DSK !

L’abréviation se fait parfois par la troncation du début ou de la fin du mot. Le plus souvent, on élimine les dernières syllabes du mot (apocope) : compta pour comptabilité, bac pour baccalauréat, bon app pour bon appétit, la pub pour la publicité, à plus pour à plus tard, aprem pour après-midi, etc. Parfois, on élimine les premières syllabes (aphérèse) : en langage parlé et relâché, bonsoir devient ‘soir, américain devient ricain, etc.

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C’est tout pour cette année. Nous continuons à travailler au mois de juillet mais le blog prend ses vacances !

Bon été à tous !

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